Coronavirus : soigné au remdesivir, le patient de Bordeaux, qui venait de Wuhan, est tiré d'affaire

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Le CHU de Bordeaux.
Le CHU de Bordeaux. (Crédits : Thomas Sanson / Ville de Bordeaux)
Le remdesivir, du laboratoire pharmaceutique américain Gilead, "agit directement sur le virus pour empêcher sa multiplication", a expliqué devant la presse le Pr Denis Malvy, responsable, au CHU Pellegrin, de l'unité maladies tropicales et du voyageur. Le choix de ce médicament pour lutter contre le Covid-19 a été fait "collégialement au niveau national, en concertation avec l'OMS" (Organisation mondiale de la Santé). Un autre candidat est en cours d'essai en Chine.

Le patient de 48 ans infecté par le nouveau coronavirus et sorti du CHU de Bordeaux, jeudi, après 22 jours d'hospitalisation a été traité avec du remdesivir, un antiviral "prometteur", a indiqué vendredi son équipe médicale.

Le remdesivir, du labo américain Gilead, "agit directement sur le virus pour empêcher sa multiplication", a expliqué devant la presse le Pr Denis Malvy, responsable de l'unité maladies tropicales et du voyageur du CHU Pellegrin.

Un médicament choisi collégialement et en concertation avec l'OM

C'est une "petite molécule capable de gagner l'ensemble des compartiments de l'organisme et dont on sait qu'elle diffuse parfaitement dans les poumons, organe cible de la maladie", a ajouté le médecin précisant que le médicament est administré par voie intraveineuse pendant dix jours et que le patient l'a "parfaitement toléré".

C'est "aujourd'hui dans l'état des connaissances le candidat prometteur le plus probant pour une évaluation", a-t-il ajouté, précisant que le choix de ce médicament avait été fait "collégialement au niveau national, en concertation avec l'OMS" (Organisation mondiale de la Santé).

Il va faire l'objet d'un essai thérapeutique comparatif en Chine avec la coordination de l'OMS "dans les jours à venir"

D'autres médicaments sont en cours de test en Chine

Le Pr Malvy a évoqué un "deuxième candidat", le lopinavir utilisé contre le VIH-Sida, associé au ritonavir, qui a fait l'objet d'un essai en Chine dont on attend les résultats.

Le patient de Bordeaux, qui venait de Wuhan, est tiré d'affaire

Le patient de Bordeaux a quitté le CHU "sans signes cliniques" et n'est "plus du tout porteur d'aucune trace de présence du virus", en l'état actuel des connaissances, a ajouté le médecin. Il continuera à être suivi régulièrement.

"Nous allons le revoir sur une échéance de quelques semaines pour une nouvelle évaluation en face-à-face d'ordre clinique et radiologique. Peut-être aussi une prise de sang. Et ensuite, il sera suivi au cours des semaines à venir pour construire sa resociabilisation et la pérennité de son état physiologique", a précisé le professeur Malvy.

L'homme était rentré en France le 22 janvier en provenance de Chine. Il était notamment passé par Wuhan où est apparue l'épidémie de Covid-19 fin 2019. Il a été hospitalisé le lendemain.

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Commentaires
a écrit le 17/02/2020 à 18:45 :
Super pour ce patient, mais pour les milliers d'autres, y aura-t-il assez de cette molécule ? Combien coute la dose de ce remdesivir ? Gilead ayant gagné la réputation de vendre ses molécules hors de prix en entretenant la rareté....

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