Essais cliniques : les labos sont-ils assez transparents ?

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Parmi les big pharmas étudiées, Allergan et Valeant font figure de mauvais élèves, juge Bioethics international.
Parmi les big pharmas étudiées, Allergan et Valeant font figure de mauvais élèves, juge Bioethics international. (Crédits : Reuters)
L'organisation Bioethics international a classé une dizaine de laboratoire ayant lancé un médicament récemment aux Etats-Unis, selon la transparence des essais cliniques consacrés. Janssen et Sanofi sont les mieux classés, Allergan et Valeant ferment la marche.

C'est une question que les autorités de santé prennent très au sérieux. Les laboratoires pharmaceutiques sont-ils suffisamment transparents dans le cadre des études cliniques ? Bioethics international a publié sa deuxième édition du Good Pharma Scorecard sur ce thème, mercredi. Ce baromètre analyse le degré de transparence autour des essais cliniques concernant les médicaments approuvés sur le marché  sur un an.Il prend en compte l'accès aux résultats complet des études, à leur méthodologie, ou encore aux données des patients anonymisés.

Les molécules d'onze laboratoires pharmaceutiques lancées en 2016 ont été passés au crible. Au vu des résultats, Jennifer E. Miller, fondatrice de Bioethics international juge que l'industrie produit des efforts certains, mais que tous les laboratoires ne jouent pas encore le jeu, rapporte le site spécialisé Fierce Pharma.

Janssen et Sanofi, les big pharmas jugées les plus transparentes

Parmi les bons élèves, le baromètre attribue la première place à Janssen, filiale pharmaceutique de Johnson & Johnson, avec un score de 100%. Sanofi est 2e avec le même score. Quatre autres labos (Abbvie, MSD, Celgene, Astrazeneca) jouissent d'un score supérieur à 90%. Allergan (63%) et Valeant (50%) sont respectivement à l'avant-dernière et  à la dernière place.

Un rapport publié en août dans le journal scientifique BMJ s'était intéressé à la transparence de 23 sociétés pharmaceutique, jugeant les résultats "très variables". Si 96% d'entre elles s'étaient engagées à partager les résultats récapitulatifs, elles n'étaient que 26% à partager les essais concernant les médicaments qui n'ont pas été autorisés et les utilisations de molécules hors autorisation de mise sur le marché (dispositif ATU en France).

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