La santé à l'heure du sursaut (3/5) : pourquoi nos biotechs misent sur l'étranger pour se développer
Emilie Guédé
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Une fois passées les premières étapes de développement, beaucoup de biotechs santé filent Outre-Atlantique. Mais si elles posent leurs valises au pays de l'Oncle Sam, la plupart gardent un pied dans l'Hexagone. Parmi les pionnières, Cellectis (qui y a installé une filiale il y a plus d'une dizaine d'années) et DBV Technologies, dont le développement a été principalement orienté vers le marché américain. Les jeunes pousses ont perpétué le mouvement, comme par exemple DNA Script, l'inventeur de « l'imprimante à ADN ».
Cette destination s'impose comme un point de passage quasi-obligé. Franck Mouthon, président de France Biotech explique :
Les Etats-Unis bénéficient d'un autre atout de taille pour les entreprises innovantes.
Laurent Levy, co-fondateur et directeur général de Nanobiotix, connait bien ce parcours :
La biotech a ouvert, il y a plusieurs années, une filiale à Cambridge (Massachussetts). Son traitement, le NBTXR3, s'appuie sur les nanoparticules pour focaliser les rayons X vers les cellules cancéreuses, lors de la radiothérapie. La centaine de millions de dollars levés servira notamment à financer son étude de phase III pour les cancers de la tête et du cou.
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Depuis 2019, elle collabore avec le MD Anderson Cancer Center, à Houston (Texas). Avec neuf essais cliniques de phase I/II, six indications et 340 patients, ce partenariat d'envergure paraît difficilement transposable sur le vieux continent.
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