Faire de la santé mentale la « grande cause nationale » 2025, avait annoncé le Premier ministre il y a deux semaines. Afin de transformer cette annonce en mesures concrètes, la Ministre de la Santé, Geneviève Darrieussecq ainsi que le Haut-commissaire au Plan, François Bayrou, ont présenté mercredi 9 octobre un plan d'action, à la veille de la journée mondiale de la santé mentale ce jeudi.
L'enjeu est de taille dans un contexte d'économies massives de la part du gouvernement. Et pour cause, la santé mentale pèse aujourd'hui 25 milliards d'euros chaque année à l'Assurance maladie en France, soit le premier poste de dépenses, devant les cancers et les maladies cardio-vasculaires. En intégrant les coûts indirects - liés notamment aux arrêts de travail longs dont elle en est la première cause - la dépense annuelle en santé mentale atteindrait les 163 milliards d'euros en 2018 contre 109 milliards d'euros en 2007, soit 4% du PIB, a souligné le maire de Pau avant d'insister : « La santé mentale est un enjeu économique de premier plan ».
Lors de cette présentation, aucun chiffrage des actions annoncées n'a été mentionné. La ministre n'a pas non plus annoncé une hausse des crédits alloués aux maladies psychiatriques alors que le Projet de loi de financement de la sécurité sociale est déposé aujourd'hui.