Les pharmacies préparent leur "big bang" pour survivre face à la concurrence

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Depuis 2015, une pharmacie ferme tous les deux jours en France.
Depuis 2015, une pharmacie ferme tous les deux jours en France. (Crédits : reuters.com)
Acculées par la baisse des marges et la concurrence des parapharmacies, les pharmacies doivent s'orienter vers une activité de service et ne plus être de simples vendeurs de médicaments, selon les acteurs du secteur.

Faillites, fermetures, concentration...Jusqu'en 2014, une pharmacie fermait tous les trois jours en France. Depuis 2015, c'est une tous les deux jours. Et ce, malgré les 5 millions de Français accueillis chaque jour dans les officines."On constate une pression sur les marges, et une pression sur les prescriptions des médecins", explique à La Tribune Hélène Marvillet, présidente de l'association Pharma système qualité, qui rassemble des groupements d'officines et des pharmacies indépendantes. Et c'est sans compter la concurrence accrue des parapharmacies, créneau sur lequel Leclerc a accéléré récemment, en lançant un site internet dédié mardi 10 mai.

Le tableau est sombre, mais la profession estime que le secteur peut et va rebondir. Jeudi 12 mai, lors d'un colloque intitulé "Qualité et Pharmacie d'Officine : du premier recours à la conciliation médicamenteuse vers un nouveau modèle économique", plusieurs économistes, acteurs et professionnels du secteur sont intervenus pour présenter leur vision de "la pharmacie de demain".

Vers le retour "d'un pharmacien de famille" ?

"Les pharmacies vont perdre ou ont déjà perdu la bataille des OTC (médicaments en vente libre), provoque Olivier Babeau, économiste et professeur à l'Université de Bordeaux qui présente un rapport de la Fondation Concorde dévoilé le 12 mai. "Le pharmacien n'a pas d'avenir en tant que simple fournisseur de boîtes de médicaments standardisés. [...] L'officine doit donc passer passer à un nouvel âge et devenir un intermédiaire santé polyvalent."

L'étude de la Fondation estime notamment qu'avec le vieillissement de la population et la multiplication des maladies chroniques qui en résultent, "de nouveaux besoins d'accompagnement se font ressentir". Et les pharmaciens pourraient, de part leur proximité géographique et traditionnelle, s'engager de plus en plus dans un tel rôle. "Le pharmacien de famille d'hier, de proximité, est le pharmacien de premier recours aujourd'hui, renchérit Hélène Marvillet. Les pharmaciens doivent élargir leurs palette de services pour apporter des services aux clients. Les larges compétences de ces derniers doivent s'exprimer."

De la vaccination au suivi des patients

Le rapport de la Fondation Concorde propose plusieurs services que les pharmaciens pourraient apporter ou développer à destination des patients. Plusieurs d'entre eux seront possibles grâce à une évolution des mentalités mais également du cadre législatif :

  • Les pharmacies pourraient réaliser des actes de vaccination en complément des médecins.
  • L'officine pourrait effectuer un tri des patients et être capable de les prendre en charge quand c'est nécessaire ou de les "aiguiller vers le médecin ou l'hôpital". La Fondation s'appuie sur un exemple suisse: le projet Netcare. Pour répondre à la pénurie des généralistes, un tri des patients a été mis en place, avec des arbres décisionnels. Le pharmacien est susceptible "d'instaurer dans certains cas la première thérapie, par exemple dans le cas d'une infection urinaire".
  • Les pharmaciens sont aptes à faire le point avec un patient sur sa médication (ensemble des médicaments pris dans un but thérapeutique précis), pour apporter une vision synthétique que le médecin n'aura pas forcément.
  • Un suivi constant des patients pourrait être assuré par les pharmaciens. Ces derniers s'impliqueraient dans l'observance et s'aideraient des moyens fournis par la santé connectée.

L'exemple des nouveaux anticancéreux

Concernant l'observance, les nouveaux médicaments innovants représentent une opportunité pour que les pharmacies se démarquent de la concurrence.

"Il y a une rupture entre le moment où le patient est hospitalisé, maternisé, et celui où il quitte l'hôpital. Il se retrouve dans le vide complet pour sa prise de médicaments, notamment ces médicaments dits innovants", estime Alain Astier, professeur de pharmacologie.

Ces patients ont besoin d'un suivi pour garantir l'efficacité des traitements et éviter des effets secondaires désastreux, dit-il. D'autant plus qu'un manque d'observance (non respect des prescriptions et de la prise d'un traitement) coûte particulièrement cher à la France, pas moins de 9 milliards d'euros par an pour six maladies chroniques, selon IMS Health en 2014. Et avec la multiplication de ces traitements innovants, dont une seule pilule ou injection peut coûter plusieurs centaines d'euros, les pertes pourraient gonfler.

"Qui est mieux placé qu'un pharmacien d'officine pour orienter les personnes atteintes d'un cancer dans la prise d'anticancéreux innovants ?", lance Alain Astier.

Pour Hélène Marvillet, cette tendance émerge. "Les pharmacies ont tendance à se spécialiser, dans l'oncologie par exemple".

Une demande de la population

Selon une étude également dévoilée ce jeudi par Pharma Système qualité et menée par les pharmacies auprès de 49.000 personnes, il y aurait une vraie demande des patients pour le développement de certains services au sein des officines. Ainsi, 62% des personnes interrogées se disent intéressés par des actes de vaccination, 54% par des des tests de dépistage (diabète, grippe).

La demande est moins importante pour les rendez-vous personnalisés pour faire un point sur la nutrition ou le poids dans un but préventifs,qui suscitent l'intérêt de 43% des personnes interrogés.

La question de la monétisation

Reste la question de la monétisation de ces nouveaux services. Selon Hélène Marvillet, qui s'appuie sur l'étude de son association, ce sera difficile de pousser une frange de la population à payer:

"Les personnes de l'ancienne génération sont habitués à ne jamais payer dans les pharmacies. Nos aînés pensaient que la société prenait tout en charge."

Mais les générations Y et Z ne raisonneraient pas de la même manière. Selon les différents services, la proportion de moins de 35 ans se disant prêts à payer varie de 14% à 30%. Celle des plus de 70 ans oscille entre 12% et 17% seulement.

"Les moins de 35 ans sont plus nombreux à être dans une logique de prévention", analyse Hélène Marvillet, et pourraient ainsi accepter de payer pour des services leur permettant de rester en bonne santé plus longtemps, qu'il s'agisse "du sevrage du tabac, du maintien ou de la recherche d'un poids correct, ou lutte contre le stress par exemple", ajoute-t-elle.

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a écrit le 18/05/2016 à 14:24 :
3 pharmacies dans ma rue sur 150 mètres, 6 au total dans mon quartier. Une jeune pharmacienne vient d'en racheter une et vient de faire des travaux flambants neuf.
Il y aussi 4 opticiens dans mon quartier.
Dans la petite ville où je vais en vacances 3 pharmacies dont celle du supermarché.
Je crois que la France est le pays du monde où il y a le plus de pharmacies.
Réponse de le 23/05/2016 à 8:12 :
Une pharmacie pour 3500 habitants, un maillage territorial exceptionnel... Que l'on est entrain de perdre...
Viendra le temps où votre grand mère vous appèlera tous les 4 matins pour l'emmener à la pharmacie chercher ses médicaments à 20 km de chez elle... Tout en passant chez Leclerc car la vitamine sera de 50 centimes moins cher... Car sa retraite ne lui permet pas de payer tous les médicaments que l'on deremboursebt â tour de bras. Et le dimanche pour son traitement d'urgence... Elle attendra lundi ....
Quel progrès!!!
Réponse de le 23/05/2016 à 8:12 :
Une pharmacie pour 3500 habitants, un maillage territorial exceptionnel... Que l'on est entrain de perdre...
Viendra le temps où votre grand mère vous appèlera tous les 4 matins pour l'emmener à la pharmacie chercher ses médicaments à 20 km de chez elle... Tout en passant chez Leclerc car la vitamine sera de 50 centimes moins cher... Car sa retraite ne lui permet pas de payer tous les médicaments que l'on deremboursebt â tour de bras. Et le dimanche pour son traitement d'urgence... Elle attendra lundi ....
Quel progrès!!!
Réponse de le 23/05/2016 à 8:12 :
Une pharmacie pour 3500 habitants, un maillage territorial exceptionnel... Que l'on est entrain de perdre...
Viendra le temps où votre grand mère vous appèlera tous les 4 matins pour l'emmener à la pharmacie chercher ses médicaments à 20 km de chez elle... Tout en passant chez Leclerc car la vitamine sera de 50 centimes moins cher... Car sa retraite ne lui permet pas de payer tous les médicaments que l'on deremboursebt â tour de bras. Et le dimanche pour son traitement d'urgence... Elle attendra lundi ....
Quel progrès!!!
a écrit le 18/05/2016 à 14:11 :
Pharmacien, juristes , notaires , médecins spécialistes , paramédicaux ,dentistes , ..... Uberisons !
Réponse de le 18/05/2016 à 17:32 :
Préciser votre métier car il doit lui aussi être uberisable.Il ne vous vient pas à l'esprit que uberiser puisse rimer avec médiocrité et charlatanisme.La jalousie sous jacente dans vos propos ne devrait pas vous empêcher de réfléchir un tout petit peu.
a écrit le 18/05/2016 à 8:01 :
Juste retour ou correction, les pharmacies vendent tout et pas seulement des médicaments, la concurrence a du bon.
a écrit le 17/05/2016 à 20:09 :
Entre parenthèses, quand un pharmacien vous répète ce qui est prescrit sur l'ordonnance, c'est déjà compté comme un service !

Et oui, regardez vos remboursements, il y a une annotation bizarre.

Les pharmaciens se gardent bien de nous prévenir que 0,50 cts nous sont retirés pour chaque médicament dont ils commenceront à vous répéter tout ce que vous savez déjà : quand le prendre, combien de fois par jour,ce que cela soigne, les effets indésirables, etc...

Je l'ai découvert en appelant la Sécu !
Réponse de le 17/05/2016 à 23:47 :
Hé oui, c'est la loi ! Et le pharmacien n'y est pour rien ! Adressez vos réclamations au ministre de la santé !
a écrit le 17/05/2016 à 18:45 :
Ici au Nicaragua, à Masaya, la pharmacie étoile rouge, une très grande pharmacie donne avec un médecin des consultations gratuites.
Réponse de le 17/05/2016 à 23:51 :
Rien que le nom de la pharmacie fait déjà frémir !
a écrit le 17/05/2016 à 13:44 :
Excellent article qui a le mérite premier de parler du devenir de ces métiers. Les "healths" américains ont formé un rouleau compresseur que tentent de retenir les industriels allemands. Ces deux groupes d'acteurs écrasent notre marché et l'écraseront encore plus. Japonais, chinois, indiens, coréens, irlandais ont désormais aussi des prétentions. la pharmacie, le médecin, sont l'ultra-teminal de toute une industrie, celles des sociétés pharma, des hôpitaux et cliniques mais pas que : sont concernés OTC (produits de confort sans ordonnance obligatoire), les pansements et bandages, le matériel d'analyse, etc. C'est aussi un système de santé qui réduit le pouvoir d'achat de tous par les privilèges sans raison accordés à certains. S'il fallait autrefois réglementer la manipulation des poisons, le métier a dérivé. Tout n'est pas entièrement de sa faute mais il en est largement responsable. Poser la problématique critique revient à éviter que ces métiers et ces industries ne se fassent exterminer. Retrouver le sens du service public par l'internationalisation de la profession dotée d'une meilleure organisation est un objectif urgent qui prime sur la fausse invention, certes rassurante, des nouveaux services. Avançons.
a écrit le 17/05/2016 à 13:31 :
En fait toute une génération prend en pleine poire l'égoïsme de leurs parents et grands parents: années 80, années "Tapie".Le fric à pleine poche .les pharmacies se revendent à110% du CA. Normal la collectivité garantit l'essentiel du CA.Le gratuit (presse prestation) est ds l'air du temps. Trente ans après fin de la récré. Le bateau coule,la dette publique s'envole: Qui va payer?Nos enfants et nos petits enfants mais chut il ne faut pas leur dire, ils seraient capables de nous demander des comptes ...tant qu'ils ne lèvent pas le nez de leur tablette tout va bien .Quant à nos amis pharmaciens,s'ils veulent faire médecine ils peuvent passer le concours .
Réponse de le 17/05/2016 à 14:20 :
Ce n'est pas exactement ça, @jules. Une dette se roule, pour un état s'entend, elle ne se rembourse pas. C'est abusivement adopter une vision de ménagère que de prétendre le contraire. La question est surtout celle du bon emploi de son produit, c'est en cela que l'on masque la réalité en offrant l'idée de "la faillite" qui voudrait qu'il n'y ait rien à partager. Sans vous en rendre compte, en propageant cette fausse idée, vous participez à la tromperie. La haine de l'autre n'est pas bonne conseillère alors que les générations précédentes laissent des réalisations pour lesquelles au contraire les nouvelles devraient dire merci. Par exemple Notre Dame de Paris est un don gratuit qui nous est fait de nos très anciens ancêtres, que viennent en venant visiter le bâtiment, visiter un peu aussi des millions de touristes chaque année... car il est remarquable. Le principe économique de la sécurité sociale et d'ailleurs celui aussi des retraites sont par contre une arnaque de la pensée "socialiste" avalisée en silence par les "capitalistes". Chacun n'en méconnaissait pas moins les résultats de long terme. Il y a donc un système qu'il faut purger sans pointer du doigt une petite partie des acteurs. Simplement dire les choses. Nous devons le faire avec le plus de cohérence et le plus de souplesse dans l'idée d'un mieux pour tous.
a écrit le 17/05/2016 à 12:10 :
Les pharmaciens ont été matraqués de façon éhontée depuis environ 12 ans. Aujourd'hui nous sommes au point de rupture! Comme toujours de la part d'un gouvernement socialiste, il faut détruire ce qui fonctionne encore et qui n'est pas fonctionnarisé : médecine, pharmacie. Nous nous promettons des lendemains qui ne chanteront pas !
Réponse de le 17/05/2016 à 16:57 :
Médecin et pharmacie ne sont pas fonctionnarisées ? Comment est-ce que vous appelez alors un secteur dont 90 % du chiffre d'affaire dépend des remboursement d’une assurance maladie collective, publique et obligatoire dont il est impossible d’échapper aux appels de cotisations sous peine d’aller en prison ?
Si ça n’est pas un chiffre d’affaire généré par la commande publique etfinancée par l'impôt je ne sais pas trop ce que c’est..Une mafia légale peut-être ?
Réponse de le 17/05/2016 à 23:44 :
Les pharmaciens, tout comme les médecins, sont responsables de leurs actes dans l'exercice de leur métier . Je ne crois pas qu'un fonctionnaire le soit à ce niveau. Voyez le sang contaminé, l'affaire Dutroux , l'accident de Bretigny ou Agnès Saal...
a écrit le 17/05/2016 à 10:43 :
J' ai peur que ça sente déjà le sapin pour nos pharmaciens.Sauve qui peut ?
a écrit le 17/05/2016 à 10:42 :
Comme toujours les syndicats de pharmaciens manipulent les chiffres..lorsque 2 pharmacies ferment par regroupement 2 licences sont rendues et 1 nouvelle est délivrée...mais on oublie volontairement de soustraire la nouvelle...mais au niveau national cela ne modifie que très peu le nbr de pharmacies.!Il faut dire que les syndicats et le conseil de l'ordre ont favorisé ces regroupements spéculatifs uniquement pour éviter la baisse des fonds de pharmacie et non pour soutenir les marges...faut aussi dire que les pharmacies sont toujours vendues aussi chères....c'est que le business ne se porte pas si mal et que 5000 pharmaciens sont à pôle emploi ....
L'Allemagne a libéré l'installation il y a eu un peu de dégât au début mais depuis 900 pharmacies se sont crées avec en plus très peu de pharmaciens sans emploi.....alors où est l'exemple ???
a écrit le 17/05/2016 à 9:48 :
Avez vous noté que me Marvillet est pharmacienne et à ce titre se soucie de l'avenir de la profession ?
Sur le fond rien ne vous empêche de présenter vos propres propositions sur l'évolution de la profession qui n'échappera pas aux grandes mutations que nous allons ( patients et professionnels) vivre dans les années à venir !!!!
a écrit le 17/05/2016 à 9:42 :
Dans 75% des pharmacies françaises vous n'avez jamais de prix clairement indiqués et surtout jamais de tickets de caisse...Certains se sont grassement gavés et dans l'ensemble il s'agit d'une corporation très opaque avec des lobbys très actifs où gruger le client est une pratique hélas ancestrale et avérée...Alors désolé mais on arrive pas à les plaindre les "pauvres" choux...
Réponse de le 17/05/2016 à 13:09 :
Personne ne vous demande de les plaindre! Ce sera vous qui serez à plaindre quand la pharmacie la plus proche sera à quelques kilomètres et n'ouvrira plus que 35 h par semaine.
a écrit le 17/05/2016 à 9:25 :
les phramas rendent deja bcp de services .... gratuits
apres, ' est ce que les gens sont demandeurs?'..... oui, le francais veut bcp de service, mais il ne veut rien payer, vu que tout doit etre rembourse par la secu
le besoin est gros, la demande ( avec paiement, donc) bcp moins
quand on dit ' rend moi service', ca veut en general dire ' gratuitement'.......
Réponse de le 17/05/2016 à 14:01 :
Vous avez une vision particulièrement biaisée. Les français paient tous les mois sur leur fiche de paye pour leur santé. Le service d'origine n'est est plus totalement assuré puisqu'il leur faut désormais une complémentaire, puis une assurance personnelle pour par exemple faire du sport, puis payer des frais d'hôpitaux, ... puis des impôts qui financent souvent la formation des pharmaciens. Alors ils n'ont pas envie de payer encore et encore pour un système qu'ils financent déjà largement.
a écrit le 17/05/2016 à 9:09 :
Le modèle français s'effondre doucement sous les abus divers et la gestion désastreuse de l'économie inaugurée en 1981, année funeste. La santé publique se dégradera sauf pour les fonctionnaires bien sûr...car ils font appel à la "solidarité" et sont garants de l'égalité pour les autres. Vive la gôôôche!
a écrit le 17/05/2016 à 8:56 :
Les pharmaciens veulent faire de la médecine ?
a écrit le 17/05/2016 à 8:22 :
Perdu la bataille des OTC. Vous voyez des médicaments hors circuit?
Simple fournisseur de boîtes de médicaments standardisés. Toujours cette vision réductrices, véhiculés par des Universitaires incompétents.
De nouveaux services d'accompagnements. Jusqu'à présent c'est services sont faits gratuitement.
Le problème désormais, c'est le paiement ex La livraison de produits de perfusion, se fait gratuitement, mais environ une demie heure est nécéssaire, la baisse des marges, ne permet plus d'assurer ce service. Il va falloir le rendre payant. Qui va payer ?
Vous avez décidés de sacrifier le secteur de santé, et en particulier la pharmacie.
Les moins de 35 ans sont plus nombreux à être dans une logique de prévention.
Évidemment, quand on est jeune et non malade, on est dans la prévention, mais quand on est vieux et malade on pense différemment.
Croyez vous vraiment que l'on puisse construire un avenir avec des idées pareilles.

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