Des nouveaux anticancéreux ont contribué à l'amélioration des soins en oncologie, mais tous n'apportent pas des mois de vie supplémentaire, ce qui soulève la question de leur valeur réelle sur le marché. Telle est la conclusion d'une étude publiée dans Jama oncology, revue médicale de référence, la semaine dernière. Ainsi, 43% des 53 anticancéreux mis sur les marchés anglais, français et australien, entre 2003 et 2015 ont apporté un gain de vie de trois mois ou plus, 11% de moins de trois mois et 30% n'ont pas été associés à un quelconque gain de vie. Néanmoins, dans cette tranche, une partie des molécules apporte une amélioration de la qualité de vie. In fine, 21% des nouveaux anticancéreux n'apportent ni l'un ni l'autre, selon l'étude.
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Pour nuancer les résultats de l'étude, montrant un gain de vie de 3,43 mois en moyenne apporté par les molécules passées au crible, il faut rappeler toutefois que ces traitements "innovants" sont souvent destinés à des patients touchés par un cancer à un stade très avancé, où les chances de guérison sont beaucoup moins importantes.
Comment les régulateurs mesurent-ils les avantages cliniques ?