Des coquilles d’huîtres à la rescousse des sols
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Et si la solution se trouvait dans nos assiettes ? Alors que la France cherche éperdument à assurer sa souveraineté stratégique sur les matières premières et minerais, une jeune pousse vendéenne s'est mise en tête d'explorer un gisement non exploité jusqu'à présent : les coquilles d'huîtres. Friands de ce produit marin, les consommateurs français généreraient environ 150 000 tonnes de coquilles d'huitres chaque année, selon plusieurs études. « Il n'existe aucune solution de valorisation jusqu'à présent pour ce déchet, c'est du calcaire inexploité alors que nous ouvrons des carrières pour en utiliser », regrette Alexandre Didelon, le directeur général d'Alégina et cofondateur associé.
L'entrepreneur et six autres associés, qui assurent jusqu'à présent le financement de la jeune pousse fondée fin 2018, ont ainsi imaginé un pavé perméable à partir de ces coquilles d'huîtres. « Pendant des années, nous avons construit trop vite et sans trop réfléchir aux conséquences d'une bétonisation excessive. Maintenant, l'enjeu est de désimperméabiliser au maximum les sols », souligne le dirigeant.
Avec son innovation, la deeptech vendéenne compter agir directement sur les opérations d'aménagement urbain voire les programmes immobiliers. Elle a déjà installé sa technologie sur plus de 30.000 mètres carrés de surface, dont rien que 2500 pour le parking d'un bâtiment exploité par le groupe Thalès. Pourtant, Alégina est née initialement avec la volonté d'adresser un tout autre marché.
La promesse d'Alégina, qui signifie « né dans la mer » en grec, était de proposer une porcelaine haut de gamme pour les porcelainiers à partir des coquilles d'huîtres récupérées. Ce qu'elle propose toujours actuellement à des artisans désireux d'offrir une porcelaine premium.
« Cette idée de départ était bonne, mais notre impact était minime, pour ne pas dire inexistant. Avant tout, notre volonté était de créer un produit utile, qui peut se distribuer en masse afin de pouvoir mettre en place une filière de collecte et de valorisation de ce déchet. C'est ainsi qu'est venue l'idée des pavés perméables », raconte Alexandre Didelon.
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