La survie de Tepco conditionnée à un chèque de 9 milliards d'euros du gouvernement

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Sans cette aide l'opérateur de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima pourrait devenir insolvable.

L'opérateur de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, a annoncé jeudi avoir demandé au gouvernement japonais une injection de 1.000 milliards de yens (9,08 milliards d'euros) afin d'assurer sa survie. Tepco a également dit avoir sollicité de l'Etat 845,9 milliards de yens supplémentaires pour l'aider à indemniser les victimes de la crise nucléaire - la pire de ces 25 dernières années - survenue à la centrale de Fukushima après le séisme et le tsunami du 11 mars 2011.

Le capital fond comme neige au soleil
Sans ce renflouement, qui doit encore être approuvé par le ministre japonais du Commerce, Tepco , qui fournit de l'électricité à quelque 45 millions d'habitants de Tokyo et sa banlieue, pourrait devenir insolvable.
Tepco a précisé que son capital avait fondu à 620 milliards de yens, contre environ 2.000 milliards avant la catastrophe du 11 mars 2011, soulignant ainsi l'urgence d'un plan de sauvetage. "J'ai douloureusement conscience de la gravité extrême de notre situation financière", a déclaré le nouveau président de Tepco , Toshio Nishizawa, lors d'une conférence de presse.

Le gouvernement devrait prendre le contrôle

Le gouvernement nippon devrait, en échange de son soutien financier, prendre le contrôle de Tepco et disposer d'une option lui permettant de monter à deux tiers du capital si l'opérateur ne fait pas suffisamment d'efforts pour réformer sa gouvernance, a-t-on appris de source proche des négociations.
Tepco doit finaliser avec le gouvernement un plan de redressement, qu'il espère soumettre d'ici la mi-avril. Tepco espérait le soumettre d'ici à la fin du mois de mars, mais a pris du retard en raison de ses difficultés à se trouver un nouveau président.
Toshio Nishizawa est confronté à un immense défi, celui de restaurer la crédibilité et la rentabilité de Tepco , alors que de lourdes incertitudes planent sur l'avenir de l'énergie nucléaire au Japon. Un seul des 54 réacteurs du pays est actuellement en activité, et il n'est aucunement garanti que les autres redémarrent, au vu des craintes de l'opinion publique japonaise quant à leur sécurité.
 

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Commentaires
a écrit le 17/05/2012 à 15:53 :
Pourquoi garder cette société sous perfusion étatique? Vu les nuls autant la mettre en faillite et créer une cellule de crise pour gérer les suites de la catastrophe. A moins que le gouvernement japonais cherche a se garder un "fusible" destiné a endosser les responsabilité future concernant notamment la santé des populations du nord du Japon.
a écrit le 29/03/2012 à 16:15 :
Toujours aussi génial ce système : si Tepco fait des bénéfices, les actionnaires en profitent. Quand il coule, l'Etat (ie le contribuable) paie, mais n'en prend pas pour autant le contrôle ! Pauvres actionnaires, faudrait pas les vexer quand même : leur société a triché, à fait n'importe quoi, a provoqué une catastrophe, mais on ne les sanctionne pas ... Nationalisation immédiate pour 1? symbolique (et poursuites judiciaires pour ses dirigeants) ! Je suis généralement de droite, mais là je ne comprends pas cette spoliation des contribuables !

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