Écologie: le budget 2019 maintient le cap de la montée en charge de la fiscalité verte

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France: la fuite de fuel au large de la corse "maitrisee", dit de rugy
Gonzalo Fuentes

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France: la fuite de fuel au large de la corse "maitrisee", dit de rugy
Gonzalo Fuentes
Après de vives polémiques avec l'opposition sur la hausse de la fiscalité verte, l'Assemblée nationale à majorité LREM a adopté dans la nuit de lundi à mardi le budget 2019 du ministère de l'Écologie, qui progresse de 1 milliards d'euros, à 34,2 milliards d'euros, soit une hausse de 3,1%.
L'un des grandes priorités de ce budget est la lutte contre le changement climatique dont l'un des leviers est la contribution climat énergie (CCE) qui donne un prix aux émission de CO2. Dans ce cadre, au 1er janvier 2019, les taxes sur le gazole augmenteront de 6,5 centimes par litre et celles sur l'essence de 2,9 centimes.
Mais cette fiscalité verte, assumée par le président Emmanuel Macron, suscite la grogne des automobilistes mécontents de la hausse du diesel en 2018 déjà partiellement due à la taxe écologique, certains appelant à bloquer les routes le 17 novembre prochain.
Mais cette grogne est partagée par les industriels du BTP qui ont mené des opérations escargots hier en Champagne-Ardenne pour protester contre la suppression de la taxation réduite sur le gazole non routier utilisé par les engins de chantier, une mesure votée le jeudi 28 octobre.
Il a rappelé le retard dans ce domaine de la France, "classée 17e en 2016 sur 28 pays européens pour la part de la fiscalité environnementale dans la fiscalité globale".
Parmi les autres mesures phares du budget 2019, 7,3 milliards d'euros (+ 1,3%) seront investis pour financer le développement de l'éolien, du solaire ou du biogaz.
Les ménages bénéficieront de l'augmentation de 50% des crédits de la prime à la conversion des véhicules (qui peut aller jusqu'à 2.500 euros) destinée à retirer de la circulation les véhicules anciens les plus polluants. Le bonus écologique est également conforté pour les véhicules électriques et élargi aux hybrides électriques rechargeables.
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

Enfin, les transports bénéficieront de 300 millions d'euros supplémentaires pour un budget de 7 milliards avec un accent mis sur l'entretien des réseaux existants et le développement du plan vélo (350 millions d'euros sur 7 ans).
Les plus précaires profiteront de la hausse de 150 euros à 200 euros du chèque énergie pour les aider à payer leur facture énergie.
Ce mardi matin, dans la foulée de l'interview d'Emmanuel Macron qui a fait part sur Europe1 de son souhait d'un renforcement de l'accompagnement des Français les plus modestes face à la hausse des prix des énergies fossiles, le ministre de l'Action et des comptes publics Gérald Darmanin a déclaré sur LCi qu'il comptait proposer une simplification et un élargissement du "chèque énergie" .
Cette aide destinée aux personnes non imposables peut être déduite des factures d'énergie (électricité, gaz...) ou de travaux de rénovation énergétique. Elle est distribuée à près de 4 millions de foyers mais 560.000 bénéficiaires ne s'en servent pas.
Lors des débats à l'Assemblée hier soir, l'opposition n'a pas ménagé ses critiques contre cette hausse de la fiscalité verte dénoncée comme "punitive", "inégalitaire" et détournée de son objet.
Le socialiste Guillaume Garot abondait :
Quant à Sophie Auconie (UDI-Agir), plaidant pour ceux qui dans le monde rural "ne peuvent se passer de leur automobile", elle s'exclamait :
Loïc Prud'homme (LFI) et Gabriel Serville (GDR) ont regretté que les recettes de la TICPE ne soient pas en totalité ou en majorité consacrées à la transition énergétique, François Michel Lambert (Libertés et Territoires) appelant à rétablir "une égalité des Français devant la mobilité".
(Avec AFP et Reuters)
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