La hausse des défaillances d'entreprises la plus importante concerne l'agriculture, la sylviculture et la pêche (+19,6 % sur un an, à 1 792 défaillances).
Le nombre de défaillances d'entreprises a connu une légère baisse au mois de mai en France après plusieurs mois de hausse, mais demeure à un niveau « élevé » dans un contexte de conjoncture dégradée, annonce ce vendredi 3 juillet la Banque de France.
Les défaillances d'entreprises sont en légère baisse mais restent élevées, selon la Banque de France. À la fin mai, 70 077 défaillances ont été recensées en cumul sur un an, contre 70 257 fin avril. Ce nombre reste toutefois supérieur de 4,4 % à ce qu'il était fin mai 2025.
Par secteur, la hausse la plus importante concerne l'agriculture, la sylviculture et la pêche (+19,6 % sur un an, à 1 792 défaillances). En avril, ce secteur faisait déjà partie des branches les plus affectées avec une progression de 17,2 % (1740 entreprises).
Et cela ne devrait pas s'arranger : volailles en souffrance, melons ou blé à la peine… Les productions agricoles ont souffert sous la canicule au mois de juin, en particulier dans l'Ouest où ces températures ont été inédites.
Vient ensuite l'ensemble enseignement, santé, action sociale et services aux ménages (+15,8 %, à 7 168 entreprises). La Banque de France explique le léger repli du mois de mai principalement par des diminutions des défaillances dans les secteurs de la construction et des ralentissements dans les transports et l'entreposage.
La construction est le seul grand secteur affichant un recul des défaillances, avec une baisse de 3,2 % sur un an à fin mai, à 14 368. Les défaillances dans les transports et l'entreposage ralentissent nettement, +4,0 % contre +8,5 % un mois plus tôt, à 3 227.
Newsletter
Climat & environnement
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.
Recul des défaillances de microentreprises
Par taille d'entreprise, la baisse est essentiellement liée au recul des défaillances de microentreprises. « Le nombre de défaillances est globalement stable dans les autres secteurs d'activités ainsi que pour la plupart des tailles d'entreprises », souligne l'institution.
Selon elle, le niveau des défaillances « reste élevé » en raison notamment d'une « conjoncture dégradée », marquée par « les chocs successifs et les incertitudes accrues qui ont fragilisé la situation financière de certaines entreprises ».
Sur douze mois, 70 010 PME ont fait l'objet d'une défaillance, en hausse de 4,3 % par rapport à mai 2025. Les entreprises de taille intermédiaire (ETI) et les grandes entreprises enregistrent, elles, 67 défaillances, soit une progression de 15,5 % sur un an.
La Banque de France rappelle de nouveau que cette situation intervient alors que le tissu entrepreneurial continue de croître. Selon les chiffres de l'Insee cités dans la publication, plus de 1,2 million d'entreprises ont été créées sur les douze mois achevés fin mai.