« On peut coexister » : l’appel du leader des tomates cerises marocaines aux producteurs français
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Tomate cerise Azura
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Tomate cerise Azura
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Pointés du doigt pour leur présence continue dans les rayons de la grande distribution française et leurs prix imbattables, les producteurs de tomates marocaines se rebiffent. Le groupe familial Azura, dont les tomates cerises représentent un tiers de celles vendues en France, annonce aujourd’hui avoir obtenu pour son activité agricole la certification BCorp – label qui atteste du respect de standards sociaux et environnementaux —, et en profite pour s’immiscer dans le débat sur la souveraineté alimentaire française.
« Nous n’utilisons aucun intrant agricole interdit en France », clarifie Abir Lemseffet, directrice générale adjointe de l’entreprise qui, en plus d’assurer presque un quart de la production marocaine de tomates cerises, développe aussi une activité d’élevage d’insectes pour le biocontrôle dans les cultures sous serre. Et si le groupe aux 150 millions d’euros de chiffre d’affaires et 20 000 salariés produit et vend ses tomates dans l’ensemble de l’Europe toute l’année, c’est parce que les températures et l’ensoleillement au Maroc permettent de répondre à la demande existante sans chauffer les serres, ajoute la directrice générale.
Quant au volet social, « les chiffres qui circulent en France sur le salaire de nos ouvriers agricoles ne correspondent pas à la réalité », affirme Abir Lemseffet. La certification BCorp, obtenue après une évaluation de trois ans, vise notamment à prouver le respect des standards sociaux élevés par rapport au contexte marocain : une rémunération supérieure au Smic local et une assurance maladie complète.