La nomination de François Brottes provoque un tollé dans l'opposition

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Est-ce le retour de la "République des copains" ? Cette rengaine que se renvoie droite et gauche, lorsqu'ils sont tour à tour aux responsabilités... Cette fois, c'est la nomination d'un député PS qui a provoqué l'ire de l'opposition. François Brottes devrait devenir le troisième président du directoire de RTE, la société chargée du réseau électrique haute tension en France.
L'élu n'est pas seulement député de l'Isère, il a également été en charge des projets législatifs les plus sensibles sur les questions énergétiques. Ainsi, il a présidé la commission spéciale chargée de l'examen du projet de loi sur la transition énergétique qui a été adoptée mercredi à l'Assemblée nationale. Il avait également participé, en 2013, au projet de loi interdisant les coupures d'électricité en plein hiver. Il est enfin, chargé par le Premier ministre de rédiger un rapport sur la sécurité des approvisionnements électriques.
A l'Assemblée nationale, il est considéré comme un des plus grands spécialistes des questions énergétiques. Une véritable valeur ajoutée pour RTE qui se doterait ainsi d'une expertise tant sur l'opérationnel que sur son aspect réglementaire et institutionnel. "Insupportable" pour l'opposition qui pointe un conflit d'intérêts.
Les premiers à avoir réagi à cette information, Les Républicains ont diffusé un communiqué fustigeant cette annonce.
Les Socialistes "passent leur temps à faire la morale aux Français, mais ne se sentent en rien concernés par les principes qu'ils brandissent à longueur de journée", enfonce le principal parti de droite.
De son côté, François Bayrou n'a pas non plus mâché ses mots.
Il faut dire que l'opposition n'est pas seulement fâchée de ce qu'elle qualifie de conflit d'intérêts, elle est également ulcérée d'apprendre que le remplacement de François Brottes à son poste ne fera pas l'objet d'une élection partielle grâce à une astuce du code électoral. Le député sera effectivement considéré comme un "parlementaire en mission", et c'est son suppléant qui prendra automatiquement sa suite.
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

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La nomination de François Brottes doit encore être soumise à la Commission de régulation de l'énergie. Celle-ci se chargera de vérifier que les règles déontologiques ont été respectées. Cette nomination devra ensuite être adoptée lors d'un nouveau conseil de surveillance qui se réunira fin août. Une formalité pour une société possédée à 100% par EDF, lui-même possédée à 85% par l'Etat français...
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