Nexans remporte un contrat de 340 millions d'euros pour des câbles sous-marins

 |   |  409  mots
Le fabricant français de câbles assurera la conception et la fabrication d'un système de câbles sous-marins CCHT (courant continu haute tension) de 730 kilomètres ainsi que la pose de la section principale au large des côtes norvégiennes.
Le fabricant français de câbles assurera la conception et la fabrication d'un système de câbles sous-marins CCHT (courant continu haute tension) de 730 kilomètres ainsi que la pose de la section principale au large des côtes norvégiennes. (Crédits : © Victor Fraile / Reuters)
Le fabricant français de câbles Nexans a remporté un contrat d'environ 340 millions d'euros pour la livraison de câbles sous-marins. Ils permettront à la Norvège et au Royaume-Uni de partager jusqu'à 1400 MW d'énergie verte à partir de 2021.

C'est par un communiqué que Nexans, le fabricant français de câbles, a indiqué mardi 14 juillet avoir remporté un contrat d'environ 340 millions d'euros pour la livraison de câbles sous-marins, qui permettront à la Norvège et au Royaume-Uni de partager de l'énergie verte. Le groupe précise que le contrat a été remporté auprès de l'opérateur public du réseau énergétique norvégien Statnett SF, et de son homologue britannique National Grid.

Nexans assurera la conception, la fabrication  d'un système de câbles sous-marins CCHT (courant continu haute tension) de 730 kilomètres ainsi que la pose de la section principale au large des côtes norvégiennes.

Le projet NSN d'interconnexion des marchés énergétiques sous la mer du Nord, présenté par le groupe français comme la plus longue interconnexion électrique sous-marine au monde, permettra à la Norvège et au Royaume-Uni de partager jusqu'à 1.400 Mégawatt (MW) d'énergie verte. L'achèvement de cette interconnexion est prévu pour 2021. Les câbles destinés à la liaison NSN seront développés et fabriqués à l'usine Nexans de Halden, au sud de la Norvège.

Echange d'énergie entre la Norvège et le Royaume-Uni

La liaison entre la Norvège et le Royaume-Uni est "destinée à développer les opportunités d'utilisation partagée d'énergie renouvelable", précise Nexans. Elle reliera Blyth dans le comté de Northumberland, sur la côte nord-est de l'Angleterre, à Kvilldal, dans la province de Rogaland du côté norvégien.

En période de forte production éolienne au Royaume-Uni, la Norvège pourra importer cette énergie à un prix moindre que sur le marché nordique, ce qui contribuera à préserver l'eau dans les réservoirs hydroélectriques du pays, explique Nexans, dans son communiqué.

A l'inverse, en période de faibles vents outre-Manche, le réseau britannique pourra importer de l'hydroélectricité norvégienne, dont le coût est inférieur à celle produite en Grande-Bretagne.

Le fabricant français va aussi relier la Norvège et l'Allemagne

"Forts de cette commande supplémentaire, nous pouvons nous prévaloir d'un carnet de commandes cumulé atteignant désormais 2 milliards d'euros", a fait savoir Arnaud Poupart-Lafarge, le directeur général de Nexans cité dans le communiqué.

En février, Nexans avait remporté son plus gros contrat, soit 500 millions d'euros pour 700 km de câbles permettant à l'Allemagne et la Norvège de partager de l'énergie verte d'ici 2019.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 15/07/2015 à 13:48 :
Oui, UK n'a plus que 6 ou 7 années de pétrole tandis que la Norvège qui lui vend toute sa production dispose encore d'environ 15 années. Ce dernier pays est totalement autonome grâce à ses ressources géo-thermiques et vend donc la totalité de ses pétrole et gaz de la Mer du Nord. Par ces câbles il compte vendre aussi de l'énergie dite verte géo-thermique dont il dispose en surplus et qu'il souhaite développer encore plus. Ce foisonnement energétique explique l'excellente tenue du PIB norvégien qui ne doit rien à l'activité particulière de ses habitants.Les anglais qui ne mettent pas leur argent dans des financements à faible effet de levier, laissent Nexans et... les suisses qui ont eux aussi des surplus (de billets) verts s'arranger pour financer l'opération. On racle avec une énergie inquiète les fonds de tiroirs de l'énergie mourante.
a écrit le 15/07/2015 à 11:17 :
Et les 478 suppressions de postes ?

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :