Produire la nuit : le plan de certains industriels pour alléger les factures d’énergie
Nathalie Jourdan et Olivier Mirguet
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La nuit porte conseil, dit-on. Elle peut aussi permettre d'amortir le choc des prix de l'énergie. Parmi toutes les mesures mises en place par les entreprises pour alléger les factures de gaz ou d'électricité sans réduire ou arrêter l'activité, le recours au travail de nuit commence à fleurir dans l'Hexagone, pour profiter des tarifs inférieurs de ces heures creuses.
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C'est le cas chez Toshiba à Dieppe (Seine-Maritime), la seule usine que possède le groupe japonais sur le Vieux continent. A partir du mois de janvier et jusqu'à la fin du mois de mars, le site, qui fonctionne actuellement en 3X8, ne produira plus un seul toner d'imprimante entre le lever du soleil et son coucher. C'est la solution radicale qu'a imaginée son patron, Alain Verna, pour compenser la flambée de sa facture d'électricité. Celle-ci passera l'an prochain de 800.000 euros à 3,5 millions en vertu du contrat négocié il y a quelques jours avec son fournisseur. Une douche froide pour cette entreprise, grosse consommatrice d'énergie (10.000 MW/h par an) en raison de la présence d'une centrale à air comprimé de forte puissance. Exit donc les équipes de jour. Dans un peu plus de quatre semaines, la centaine de salariés (sur 220 au total) occupée à la fabrication de cartouches d'encre ne travaillera plus que de 20 heures à 8 heures du matin et le week-end. Ne resteront en place pendant la journée que quelques collaborateurs affectés au pilotage et à la maintenance de la division « toners » de l'usine. La mesure devrait permettre de réduire la facture d'un petit tiers, estime Alain Verna.
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