Stocamine : un rapport préconise l'extraction des déchets dangereux enfouis
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Le rapport d'une mission d'information créée au printemps 2018 et menée par les députés du Bas-Rhin et Haut-Rhin Vincent Thiébaut, Bruno Fuchs et Raphaël Schellenberger sera rendu public mardi après-midi.
Ouvert en 1999 sur le site d'une ancienne mine de potasse, Stocamine devait contenir 320.000 tonnes de déchets dangereux non radioactifs (de classe 1 et 0), mais un incendie en septembre 2002 a arrêté de fait son activité.
Depuis, la polémique est incessante sur le devenir des 44.000 tonnes de déchets qui avaient déjà été enfouies à 500 mètres sous terre, du fait de la présence potentielle de déchets non autorisés et des risques potentiels de pollution de la nappe phréatique d'Alsace.
Le déstockage est réclamé par les élus locaux et les associations environnementales, mais en mars 2017, l'État avait opté pour la solution opposée du confinement définitif d'environ 42.000 tonnes de déchets. Les 2.200 tonnes restantes contenant notamment du mercure devaient être extraites.
En avril, le ministre de la Transition écologique de l'époque, Nicolas Hulot, avait néanmoins demandé une "étude sur la faisabilité d'un déstockage intégral des déchets, hors le bloc 15", où a eu lieu l'incendie de 2002.
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La mission d'information parlementaire, qui a réalisé 25 auditions et rencontré une cinquantaine de personnes au cours de l'été, recommande cette extraction intégrale, hormis le bloc 15, sous réserve que cette étude, menée par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) et dont les conclusions sont attendues à l'automne, l'estime techniquement possible.
Après "autant d'années de non-décision" dans ce dossier, les parlementaires considèrent qu'une fois l'étude du BRGM rendue, un choix concernant l'avenir de Stocamine devra être rapidement opéré par l'État.
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L'option d'un déstockage des déchets ne pourrait être mise en oeuvre qu'en trouvant une solution alternative pour les recevoir. Or il n'y a aucun autre endroit en France en mesure de recevoir les déchets de classe 0, les plus dangereux, qui devraient alors éventuellement être transportés en Allemagne, explique le rapport.
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