Dura lex, sed lex : la loi est dure, mais c'est la loi. De fait, la formule latine, qui a inspiré son nom à la verrerie fondée avant-guerre dans l'agglomération orléanaise et créatrice du fameux verre incassable Gigogne en 1945, s'est imposée aux deux autres prétendants à la reprise de Duralex, la Holding verrière Tourres et Cie (La Rochère, Waltensperger) et le groupe de fonderies Carlesimo investissements (Navylest International, Lory International).
Le tribunal de commerce d'Orléans a, en effet, choisi le 26 juillet l'offre portée par la société coopérative de production (Scop) des salariés et pilotée par le directeur du site, François Marciano. Soutenue financièrement par la métropole d'Orléans, la région Centre Val de Loire, l'Etat et les banques, elle partait largement favorite après le placement en redressement judiciaire de Duralex en avril dernier.
La Scop Duralex, qui prévoit de conserver la totalité des 228 salariés, bénéficie dans ce cadre d'un accompagnement financier important qui permettra à l'entreprise de reconstituer en partie sa trésorerie. Il émane au premier chef de la métropole orléanaise. « La collectivité a racheté le site de 14 hectares situé à la Chapelle-Saint-Mesmin, explique son président Serge Grouard. Cet investissement de l'ordre de 5,5 millions d'euros a constitué un atout décisif pour les porteurs du projet de reprise en interne. Nous l'avons soutenu depuis l'origine car il était garant du maintien sur le territoire de Duralex, marque mondialement connue ».