« Sur le climat, la mobilisation des entreprises est essentielle » de Chalendar (Saint-Gobain)

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Pierre-André de Chalendar pose au milieu du pavillon colorer dans le cadre de l'exposition Sensations futures, place de la Concorde à Paris le 12 octobre dernier.
Pierre-André de Chalendar pose au milieu du pavillon "colorer" dans le cadre de l'exposition "Sensations futures", place de la Concorde à Paris le 12 octobre dernier. (Crédits : DR)
[ #COP21 ] Dans son livre Notre combat pour le climat, le patron de Saint-Gobain décrypte, de son point de vue de chef d’entreprise engagé et responsable, les grands enjeux de la conférence COP21 de Paris, qui ouvre le 30 novembre. Raisonnablement optimiste sur la probabilité d’un accord, Pierre-André de Chalendar présente les solutions du secteur du bâtiment pour réduire les émissions de CO2, notamment celles mises en œuvre dans son groupe.

LA TRIBUNE - Quel serait pour les entreprises un accord satisfaisant à la COP21 de Paris ?

PIERRE-ANDRE DE CHALENDAR - Avant de répondre à cette question, le point important à retenir, c'est que le temps est venu d'agir. Il est même plus que temps. L'inaction est devenue le risque majeur, et un luxe que la Terre ne peut plus se permettre. Du premier Sommet de la Terre de 1972 à Stockholm à Rio en 1992, puis Kyoto en 1997, nous avons avancé, mais pas assez vite. La Conférence des parties (COP) s'est réunie à 20 reprises déjà. Tous les espoirs convergent vers la COP21 à Paris, fin novembre début décembre, pour assister enfin à la signature d'un accord international liant les 196 pays de l'ONU, Union européenne incluse, dans un programme de réduction des émissions des six gaz à effet de serre concernés par le Protocole de Kyoto.

Voilà vingt ans que l'ONU s'est saisie du sujet du climat en 1992, à Rio. Mais les seuls à s'être vraiment engagés dans des actions concrètes, à ce jour, ce sont les Européens. Ni les États-Unis ni la Chine, les plus gros émetteurs de CO2 sur la planète, n'ont voulu prendre d'engagements chiffrés. Et les pays émergents non plus. Il est très dangereux qu'une seule région du monde agisse, car si l'on se contente de déplacer les émissions d'une région à une autre, on ne règle rien du tout. Le réchauffement du climat, c'est un problème qui par nature, si j'ose dire, concerne toute la planète. En continuant ainsi, on déplace seulement l'activité industrielle et l'emploi vers les pays qui ont une posture de passagers clandestins, accentuant les tensions sociales déjà créées par la mondialisation.

Le grand débat qui n'a toujours pas été réglé est le suivant : pour les pays émergents, ce sont les pays riches industriels qui sont responsables de l'essentiel des émissions de CO2 du passé. Or, les émissions actuelles et à venir proviennent désormais des pays émergents. Et ceux-ci réclament, ce qui est juste et légitime, leur droit à accéder à la croissance, ce qui nécessite de consommer plus d'énergie, donc de polluer plus. Un accord devra donc tenir compte de ce paradoxe.

Notre chance, c'est qu'il y a actuellement une convergence de vue au niveau mondial pour agir. Le consensus scientifique sur les causes humaines du réchauffement climatique est devenu très large. Par rapport aux conférences précédentes, il faut aussi souligner le rôle très important de la diplomatie française qui fait bouger les lignes. C'est le cas aussi des initiatives prises en 2014 par les gouvernements américains et chinois, qui pour la première fois se sont engagés à réduire leurs émissions. Cela a dégagé le terrain pour un premier accord mondial impliquant je l'espère tous les pays de l'ONU à Paris en décembre prochain.

Le rôle d'entraînement de la Chine et des États-Unis est clair. Et même François Hollande se dit convaincu qu'il y aura un accord à Paris. Reste à savoir si ce sera un bon accord...

Restons prudents. Jusqu'au dernier moment, nous ne serons pas certains qu'il y aura un accord. Arriver à faire signer ensemble 196 pays sera une performance diplomatique d'une portée considérable. Mais effectivement, c'est devenu vraisemblable parce que la force d'entraînement des grands pays est là : outre l'Europe, les États-Unis et la Chine, l'Inde et le Brésil sont entrés dans la négociation. Les seuls pays en retard sont le Canada, l'Australie et certains pays pétroliers. Plus il y aura de pays à s'engager, plus l'effet d'image sera négatif pour ceux qui croient encore possible de jouer les passagers clandestins.Le climato-scepticisme est en voie de régression aux États-Unis parce que ce pays est en première ligne des dérèglements climatiques, qui sont déjà une réalité dans de nombreux États fédérés. Cela a permis à Barack Obama de convertir l'opinion à la nécessité d'agir. La Chine a bougé parce que sa population est devenue extrêmement sensible à la pollution endémique dans ses grandes villes qui pour certaines sont devenues irrespirables. Le seuil qui à Paris conduit à prendre des mesures exceptionnelles est là-bas presque la norme !

Alors, quel accord ? On a échoué lors des COP précédentes parce que la négociation était top-down, avec des contraintes trop fortes. Le processus actuel est plus responsabilisant pour les pays puisqu'il est fondé sur des contributions volontaires. Chaque pays est invité à dire ce à quoi il s'engage. La COP21 consistera dès lors à faire l'addition de ces contributions INDC [Intended Nationally Determined Contributions, Contributions prévues déterminées au niveau national, ndlr] l'objectif étant de parvenir à un niveau suffisant pour limiter la hausse des températures moyennes à 2 degrés Celsius à l'horizon de la fin du siècle.

Pour l'instant, on en est à 2,7 degrés...

C'est exact, le total des engagements actuels conduit à un chiffre encore supérieur à la cible, mais la machine est lancée. Si un accord est trouvé, des engagements complémentaires devront être pris dans les années qui viennent, car tout va se jouer entre 2020 et 2030. Plus tôt on commence, moins la transition sera difficile à l'avenir. Mais on n'y arrivera pas si on n'entraîne pas les pays émergents dans un cercle vertueux. L'autre enjeu de la conférence de Paris est donc de financer les 100 milliards de dollars du fonds vert pour le climat, qui permettra aux pays émergents d'engager leur transition énergétique vers des solutions bas carbone. Le fonds vert est encore loin d'être bouclé, mais là aussi cela progresse.

Vous faites donc partie des climato-optimistes ?

Sur des sujets aussi complexes et aux enjeux aussi globaux, on peut évidemment toujours voir le verre à moitié vide. Moi je reste optimiste. Déjà à Copenhague, lorsque les commentateurs parlaient d'échec, j'avais dit que cela constituait un progrès. Je fais partie de ceux qui pensent que la Chine fera beaucoup plus que ce qu'elle dit. À cause de la pollution et par la vertu de son organisation très centralisée, capable de mettre en œuvre de grands projets à long terme.

Un prix du carbone unique est-il envisageable ou bien faut-il raisonner par grandes zones économiques ?

Comme vous le savez, ce sujet, majeur pour les entreprises, ne fait pas partie officiellement de la négociation. Mais j'espère qu'on va beaucoup en parler et on doit avancer sur ce terrain. De quoi s'agit-il ? Les économistes sont tous d'accord sur le rôle des incitations dans les décisions d'investissement. Quand on veut corriger quelque chose, qui a des externalités négatives, le mieux est de lui donner un prix. C'est ce qu'ils appellent l'effet Pigou [du nom de l'économiste Arthur Cecil Pigou, ndlr] : ainsi, chaque agent économique s'ajuste en tenant compte de ce prix.

À ce stade, un prix du carbone identique pour tous, ménages et entreprises, dans le monde entier, a la préférence de certains économistes comme notre Prix Nobel Jean Tirole. Mais c'est malheureusement irréaliste. À court terme, les économies des pays émergents ne pourraient pas le supporter. Les entreprises demandent donc que l'on se mette au moins d'accord sur une trajectoire de prix du carbone au pluriel, prix qui convergeraient progressivement, mais de façon connue à l'avance, vers un prix mondial unique plus élevé. Les entreprises ont besoin de visibilité et de prévisibilité. Pour décider des investissements à long terme, il faut un signal prix. Ce qui est essentiel, c'est de connaître l'évolution du prix du carbone sur vingt ans. Et il faut bien sûr que ce prix soit le même pour toutes les entreprises, sinon cela posera des problèmes de compétitivité. Les usines se déplaceraient là où le carbone est le moins cher.

Dans votre livre vous insistez beaucoup sur la responsabilité des entreprises...

La raison d'être de ce livre, c'est de contribuer à aider chacun à bien prendre conscience des enjeux en évitant toute caricature sur ce sujet compliqué. Si l'on veut limiter la hausse moyenne de la température à 2 degrés en 2100 par rapport à l'ère préindustrielle, en 1850, alors il faut aboutir à une réduction massive des émissions de gaz à effet de serre dans la décennie 2020-2030.

Si nous ne le faisons pas, notre prospérité sera menacée. Les entreprises essentiellement industrielles représentent environ 50 % des émissions globales de gaz à effet de serre. Leur engagement est donc essentiel si l'on veut réussir la décarbonation de la planète. Les opinions publiques ont évolué. Hier, les entreprises étaient vues comme le problème.

Aujourd'hui, on prend conscience qu'elles sont une partie de la solution. Elles sont au cœur de la mobilisation. Pour la première fois en mai dernier, un sommet international, le Business & Climate Summit, s'est tenu à Paris. Il a rassemblé plus de 2.000 participants de tous les continents, à l'initiative de 26 associations internationales dont Entreprises pour l'environnement, un think tank qui rassemble une quarantaine d'entreprises françaises.


Prenons le cas de Saint-Gobain. Quelles actions pouvez-vous prendre pour contribuer à la lutte contre le réchauffement ?

Saint-Gobain, qui célèbre son 350e anniversaire cette année, a été de toutes les révolutions industrielles et technologiques, notamment dans le domaine du verre. La compétence du groupe dans les matériaux et l'isolation en fait un acteur central de la lutte pour réduire les émissions de CO2. Notre stratégie, c'est de devenir le leader de l'habitat durable, afin de construire ou de rénover des bâtiments énergétiquement efficaces.

Prenons un exemple. Nous produisons des verres à double vitrage. Pour cela, nous consommons de l'énergie et donc nous émettons des gaz à effet de serre Mais faisons le calcul jusqu'au bout. Qui sait que les émissions de CO2 nécessaires pour produire des verres à double vitrage sont « remboursées » en quatre mois par les économies de chauffage que cela permet dans les logements qui en sont équipés ? Mieux, nous avons calculé que sur sa durée de vie, ce type de verre aura « économisé » 100 à 150 fois son coût en CO2.

En fait, il faut que vous polluiez plus pour décarboner plus...

Il y a clairement un effet multiplicateur de notre activité industrielle sur la baisse des émissions de gaz à effet de serre. Cela peut sembler paradoxal, mais plus Saint-Gobain produira, plus nous contribuerons à réduire le réchauffement de la planète.

Si on pousse ce raisonnement à l'extrême, il faudrait donc vous inciter à polluer...

On pourrait bien sûr nous dissuader de produire en France. Comme la demande existera toujours, les productions se déplaceraient avec les émissions de CO2. Donc au niveau de la planète, on ne les réduirait pas. À l'inverse, la France perdrait les emplois industriels qui ne reviendraient plus. Si on pousse les raisonnements à l'extrême, on voit bien à quelles impasses on risque d'aboutir.

Pour autant, il faut que les entreprises soient responsables et s'engagent elles aussi à réduire leurs émissions. Saint-Gobain, compte tenu de l'utilisation de ses produits, est un contributeur net positif, mais en produisant, Saint-Gobain est aussi un très gros émetteur de CO2 - 12,4 millions de tonnes en 2014. Nous nous sommes engagés à réduire de 20 % ces émissions à l'horizon de 2020. Pour y parvenir, nous allons fixer un prix interne du carbone dans l'entreprise afin de susciter l'innovation et de rendre rentables des projets d'économies d'énergie qui sans cela ne le seraient pas.

Vous travaillez notamment sur le stockage de l'énergie...

Nos chercheurs ont développé un pilote de pile à combustible solide à base de céramique qui fonctionne et nous faisons de la R&D pour l'installer un jour dans nos chaudières. Le graal, ce serait évidemment de parvenir à décarboner l'énergie et surtout à stocker l'électricité. Cela donnerait un coup d'accélérateur aux énergies renouvelables qui sont par nature intermittentes. C'est le pari allemand de l'Energiewende [transition énergétique, ndlr], pour l'instant sans grand succès car aujourd'hui cela se traduit par un recours accru au charbon.

Le bâtiment représente plus de 40 % de la consommation d'énergie en France. Comment réduire cette part de façon significative ?

Le bâtiment est un des secteurs où l'on peut réduire de façon considérable la consommation énergétique. En France, c'est 44% de l'énergie consommée et près de 40% en Europe. Sur le neuf, le problème est en grande partie réglé par la norme RT 2012 et ce sera encore plus ambitieux lorsqu'arrivera la norme RT 2020. On a construit des maisons témoins utilisant nos solutions qui permettent de créer des logements qui produisent plus d'énergie qu'ils n'en consomment. À Beaucouzé dans le Maine-et-Loire, notre maison pilote produit 61 kilowattheures au mètre carré par an et n'en consomme que 29...

Il faut donc couvrir la France de bâtiments à énergie positive...

En France, je crois plus à des solutions globales, avec des territoires à énergie positive. Ce n'est pas forcément optimal de mettre des panneaux solaires sur tous les toits des maisons. Mais on peut en mettre sur les centres commerciaux ou les bureaux et les entrepôts à côté. Le vrai sujet pour le bâtiment en France dans les vingt prochaines années, ce sera la rénovation des logements anciens. L'essentiel de la consommation d'énergie vient du parc existant qui représente près de 35 millions de logements, dont beaucoup sont de véritables passoires thermiques.

La loi sur la transition énergétique a fixé l'objectif déjà ambitieux de rénover 500.000 logements par an. À ce rythme, il faudra soixante-dix ans pour rénover le stock !

Raison de plus pour accélérer la cadence... C'est un enjeu formidable en termes d'emplois et de formation dans le secteur du bâtiment. Les économies réalisées permettent de financer les travaux en moins de dix ans et le numérique change la donne. Avec les nouveaux capteurs, les gens vont pouvoir mieux mesurer leur inconfort thermique et ils pourront le gérer.

Appelez-vous le gouvernement à prendre un nouveau dispositif fiscal pour la rénovation des logements anciens ?

Il faut surtout des mesures puissantes de financement public, en amplifiant l'éco-prêt à taux zéro actuel et les aides de l'Anah [Agence nationale de l'habitat, ndlr]. Il faut passer à la vitesse supérieure en donnant de la visibilité à la filière de l'efficacité énergétique dans le bâtiment, créer un marché de masse pour réaliser des économies d'échelle. La rénovation de qualité de 500.000 logements par an pourrait créer 250.000 emplois, en préserver autant et réduire notre facture pétrolière d'au moins 13 % en cinq ansIl faudrait aussi renforcer les normes de rénovation thermique.

Depuis qu'il a été mis en place il y a dix ans, le diagnostic de performance énergétique est devenu un élément majeur du prix d'un logement. Je plaide pour qu'il y ait une obligation de travaux pour le vendeur. Il y a quelques éléments en ce sens dans la loi sur la transition énergétique mais pas assez. On a fait en trente ans le ravalement des centres-villes avec la loi Malraux. Passons au ravalement thermique pour consommer moins d'énergie au XXIe siècle.

Un monde décarboné et en croissance c'est possible, prédit le sous-titre
de votre livre. En est-on aussi certain ?

Il faut tordre le nez à l'idée folle selon laquelle la seule façon de s'engager contre le réchauffement climatique passe par la décroissance. Il faut au contraire réconcilier écologie et économie, sinon on court vers une impasse. L'exemple de Saint-Gobain montre que c'est possible. Les entreprises ont compris dans leur grande majorité que ce sujet est pour elles une opportunité. Les perspectives de croissance et d'emplois liés à la transition énergétique sont très importantes.

Êtes-vous pour un marché du carbone ou une taxe carbone ?

Il va probablement y avoir une pluralité de systèmes, qui vont cohabiter en tendant vers un même but. Je pense pour ma part que le marché seul ne fonctionne pas, comme on l'a vu en Europe où le prix du carbone est trop faible pour être efficace. Pour progresser, il faut donc une taxe carbone.

On a essayé pour le fret routier en France, cela n'a pas été un succès...

Si on veut bien y réfléchir sans passion, on voit bien que cette taxe carbone existe déjà en Europe depuis la première crise pétrolière. En France, elle s'appelle la TIPP [Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques, ndlr], la taxe sur les produits pétroliers.On voit bien la différence d'approche entre l'Europe et les États-Unis. La TIPP a conduit à produire des voitures européennes qui consomment moins que les américaines et à développer les transports en commun. C'est le contraire de ce qu'ont fait les États-Unis, en l'absence de tout signal prix. La taxe carbone type TIPP est donc efficace. Elle change les comportements - on consomme moins de pétrole - et permet de financer des transports collectifs propres. C'est vertueux : pour la rendre acceptable, il faut que le produit de la taxe carbone soit consacré à des biens communs pour lutter contre le réchauffement climatique : financer la rénovation énergétique, les moteurs propres et sobres en carburants, les énergies alternatives...

Certains climatologues appellent à laisser tout le carbone dans le sol à partir de maintenant, car c'est le seul moyen d'éviter de dépasser les 2 degrés...

Non, ce n'est pas réaliste. On peut arriver à limiter le réchauffement à 2 degrés sans cela. Il y a des différences entre les énergies fossiles. Le charbon est le plus utilisé dans le monde : si on convertissait tous les usages du charbon en gaz naturel, on résoudrait la moitié du problème des émissions de CO2. Ce sujet-là avance bien avec le changement d'attitude des grands investisseurs institutionnels. Mais la transition ne sera pas facile, car il y a des pays qui n'ont que du charbon. Et le prix du charbon est très compétitif en ce moment. Mais les progrès technologiques me rendent optimiste. On produit déjà du solaire compétitif avec les nouvelles cellules photovoltaïques : ce sera un sujet pour la COP22 qui se tiendra au Maroc.

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>>> BIOGRAPHIE

Issu d'une famille d'inspecteurs des finances, lui-même sorti dans la botte de l'Ena (promotion Solidarité, 1983) dans ladite Inspection, Pierre-André de Chalendar, également diplômé de l'Essec, est entré le 1er octobre 1989, il y a 36 ans, dans la Compagnie de Saint-Gobain comme directeur du Plan. Nommé PDG en 2010, le successeur de Jean-Louis Beffa vient de fêter les 350 ans de la Manufacture royale des glaces, fondée en 1665 par Colbert pour fournir la célèbre galerie du château de Versailles en contournant le monopole vénitien.

En 2015, Saint-Gobain est un des leaders mondiaux du bâtiment intelligent et des matériaux innovants. Fournisseur des verres de la Pyramide du Louvre, le groupe met aujourd'hui le cap sur les deux révolutions technologiques du XXIe siècle, la transition énergétique et la transformation numérique. Pour ses 350 ans, l'entreprise a fait faire le tour du monde à son exposition éphémère « Sensations futures » qui après Shanghaï, Sao Paulo, Philadelphie, vient d'achever son voyage place de la Concorde, à Paris.

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Commentaires
a écrit le 07/11/2015 à 12:31 :
C'est sur que saint Gobin est un des grands bénéficiaires de la règlementation sur l'isolation dans le batiment. Cette entreprise fait partie de celles qui font du lobying auprès des gouvernements.

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