Recharge par induction, l’avenir de la voiture électrique ?
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Photo d'illustration
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Dans le domaine des véhicules électriques, le principal inconvénient que rencontrent les industriels concerne leur autonomie, mais également le temps de recharge des batteries. Pour l'instant, les utilisateurs peuvent soit faire le plein d'électricité chez eux en se branchant directement sur une prise ordinaire, soit sur une borne « wallbox ». Dans les deux cas, il est nécessaire de recourir à un branchement par câble, comme pour n'importe quel appareil électrique. Mais comme avec votre smartphone ou votre brosse à dents électrique, il est désormais possible de recourir à la recharge par induction. Celle-ci fonctionne grâce à un champ électromagnétique, qui circule entre les pôles émetteur (la borne) et récepteur (la batterie).
L'avantage immédiat de cette technique est la suppression des câbles, remplacés par une borne placée sur le sol -dans un garage ou sur une place de stationnement, par exemple-, et au-dessus de laquelle le véhicule vient se positionner. Petit plus : la connexion se fait automatiquement et permet un gain de temps non-négligeable, tout du moins si les deux éléments sont bien positionnés. Le constructeur allemand BMW propose d'ores et déjà cette technologie pour son modèle 530e. Pour autant, vu comme cela, et étant donnés les risques de déperdition thermique, la recharge par induction ressemblerait plus à un gadget qu'à un réel progrès. C'est parce qu'il faut voir plus loin qu'une simple utilisation individuelle...
En effet, l'avenir de ce nouveau type de recharge passera par les routes à induction. C'est-à-dire des voies de communication dont le revêtement aura intégré -au sens propre du terme- cette technologie. Comme les véhicules ne quitteront jamais véritablement leur borne de recharge -il s'agit ici plutôt d'une bande ou d'un rail de recharge en continu, tout au long du trajet-, ceux-ci se chargeront donc... en roulant ! Cela paraît incroyable, mais l'entreprise américaine Qualcomm teste ce type de route depuis 2017, en partenariat avec Renault, très impliqué dans le développement des voitures électriques. La puissance délivrée est de 20 kW, ce qui permet à deux véhicules de circuler simultanément, à une vitesse maximale de 100 km/h. Si le temps où tout le réseau routier sera ainsi équipé semble encore loin, il s'agit tout de même de résultats très concrets.
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Tout récemment, une équipe américaine du Oak Ridge national laboratory a réussi à faire encore mieux, en faisant fonctionner un dispositif de recharge par induction d'une puissance de 120 kW, tout en limitant la déperdition thermique à 3%. Pour obtenir ce résultat, un nouveau type de bobines électromagnétiques en carbure de silicium a été mis au point. Grâce à cette innovation, l'Oak Ridge national laboratory prévoit même de pouvoir atteindre des puissances jusqu'à 400 kW, ce qui permettrait de recharger les véhicules en un temps record de 15 minutes.
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