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Autoconsommation électrique : quelles démarches pour les particuliers ?

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(Crédits : Anatoliy_gleb - Fotolia.com)
La pratique a de plus en plus de succès auprès des particuliers, grâce notamment à une évolution législative et une technologie arrivée à maturité. Mais franchir le pas reste parfois difficile. Voici quelques pistes pour passer sereinement à l'autoconsommation électrique.

Alors que le développement des énergies renouvelables bat son plein, la production d'électricité par des particuliers est un nouvel usage qui se popularise en France. Mais qu'entend-on exactement par autoconsommation électrique ? Précisons tout d'abord que celle-ci peut être individuelle ou collective, puis penchons-nous sur le premier cas. L'autoconsommation électrique individuelle consiste, comme son nom l'indique, à consommer l'énergie que l'on produit soi-même.

Dans l'immense majorité des cas, celle-ci est obtenue par le biais de panneaux photovoltaïques, technologie la plus rentable dans ce domaine. A l'heure actuelle, pour un logement équipé, on estime que l'autoconsommation représente environ 20% du total de l'énergie utilisée. Avec un système de stockage, ce chiffre peut allègrement dépasser la barre des 50%. Si la production se révèle insuffisante, il est alors toujours possible pour le particulier de compenser ses besoins avec de l'électricité provenant directement du réseau. Dans le cas contraire, si la production dépasse la consommation, le surplus est alors injecté dans le réseau pour être revendu. Si l'objectif, à terme, n'est pas de transformer chaque particulier en vendeur d'électricité, cette configuration ouvre toutefois de nouvelles perspectives. Les consommateurs ne s'y sont d'ailleurs pas trompés. Selon une étude Ifop, 87% des Français se disent aujourd'hui prêts à faire évoluer leurs habitudes de consommation pour les adapter à la production locale, sous forme d'autoconsommation individuelle ou collective.

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47 000 sites en France

En France, la production et la revente d'électricité par des particuliers étaient, jusqu'à récemment, rendues complexes par une législation stricte. Mais depuis la loi n°2017-227 du 24 février 2017, qui fait la distinction entre autoconsommations individuelle et collective, de nouvelles mesures ont été mises en place afin de favoriser cette pratique. Un nouvel arrêté tarifaire relatif au solaire photovoltaïque a également été publié au Journal Officiel le 10 mai 2017. Il instaure une prime à l'investissement pour les solutions photovoltaïques en autoconsommation électrique, à destination à la fois des particuliers et des entreprises.

Une nouvelle tarification d'utilisation des réseaux publics de distribution d'électricité spécifique (TURPE) est aussi prévue pour les installations d'une puissance inférieure à 100 kW. Résultat des courses : à la fin de l'année 2017, on ne dénombrait déjà pas moins de 20.000 foyers consommant leur propre électricité. Et des milliers d'autres ont suivi depuis. Au premier trimestre 2019, on comptait au total près de 47 000 sites en autoconsommation en France. Depuis le boom des années 2000, le secteur n'avait jamais été aussi enthousiaste ! Aujourd'hui, d'un point de vue légal, c'est Enedis qui est chargée de décompter, de facturer, et de rémunérer les particuliers ayant opté pour l'autoconsommation, une opération rendue possible par les nouveaux compteurs communicants Linky récemment installés dans toute la France.

Sur le site du distributeur, dans la rubrique « Produire mon électricité », Enedis détaille les différentes étapes pour se lancer dans l'autoconsommation. Après avoir choisi une installation -il existe aujourd'hui de très nombreux fournisseurs de centrales photovoltaïques- et avoir déterminé si une partie de l'électricité était destinée à être réinjectée et vendue -auquel cas un raccordement supplémentaire doit être prévu-, il s'agit de déposer un dossier de demande de raccordement, qui comprend notamment l'autorisation d'urbanisme pour les travaux. Une fois le dossier validé, les agents d'Enedis se chargent des travaux de raccordement, pour des coûts très variables selon la situation du bâtiment et le type d'installation. Une fois le raccordement effectué, l'installation pourra fonctionner sous un délai maximum de deux semaines.

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