Arcandor demande une nouvelle fois l'aide publique de Berlin

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Le groupe allemand de distribution et de tourisme tente de convaincre le gouvernement de lui éviter un dépôt de bilan qui pourrait arriver à partir du 12 juin.

Arcandor semble de plus en plus proche de la faillite. Le groupe allemand de distribution et de tourisme vient de déposer, ce vendredi, une nouvelle demande d'aide du gouvernement, qui pourrait prendre la forme d'un crédit de 437 millions d'euros et une durée de six mois accordé par la banque publique KfW. Un porte-parole a déclaré que le groupe avait adressé une demande d'aide auprès de Berlin durant la nuit et en a envoyé une copie à Bruxelles, sans en révéler la teneur. Arcandor, propriétaire du groupe de voyages Thomas Cook ainsi que des grands magasins Karstadt, tente de convaincre le gouvernement de lui éviter un dépôt de bilan qui pourrait arriver à partir du 12 juin.


Mais la Commission européenne avait déjà annoncé, mercredi 3 juin, que le groupe ne pouvait pas prétendre à l'octroi d'un soutien dans le cadre du plan anti-crise mis en place par le gouvernement allemand. Un fonds de 115 milliards d'euros a été créé pour fournir des aides provisoires aux entreprises touchées par la crise financière. Malgré la nouvelle demande d'Arcandor, la décision de la Commission européenne de ne pas lui avoir accordé une première fois les 650 millions d'euros de garanties publiques et un prêt de 200 millions d'euros de la part de la banque publique de développement risque de peser lourd.


Selon les critères fixés par le plan, une entreprise doit être en difficulté depuis le 1er juillet 2008 au plus tôt, date supposée de la crise. Or Arcandor souffre depuis des années de sa branche de grands magasins Karstadt. Le fonds de soutien sert pour les groupes touchés par la crise, et non pas ceux victimes d'une mauvaise gestion.

Néanmoins, un dépôt de bilan d'Arcandor ferait peser une menace sur les quelques 50.000 employés du groupe. Bien qu'Angela Merkel soit réticente à secourir le groupe, elle tente de trouver une solution privée. D'un coté les actionnaires (la milliardaire Madeleine Schickedanz et la banque Sal Oppenheim) doivent participer, et de l'autre un rapprochement entre les grands magasins d'Arcandor et de ceux de son concurrent et compatriote Metro est en discussion. Metro s'est publiquement opposé à l'octroi d'une aide publique à son concurrent, estimant qu'il s'agirait là d'une entorse à la libre concurrence. Le groupe de travail désigné par le gouvernement allemand pour piloter ce dossier doit se réunir vendredi pour évoquer la situation d'Arcandor. Selon le Financial Times Deutschland, une décision pourrait être trouvée lundi.

(retrouvez le communiqué Arcandor).
 

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