Les murs des magasins de Monoprix valent déjà 1,3 milliard d'euros
Juliette Garnier
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Casino juge désormais « obsolète » la valeur de l'exercice de son put inscrite dans ses comptes fin juin. Au grand dam des Galeries Lafayette. Voilà tout juste huit mois, les 50 % que Casino détient au capital de Monoprix valait 1,225 milliard d?euros à la vente, selon les comptes du groupe stéphanois de distribution.
« L?environnement économique s?est dégradé depuis un an. Et les capitalisations boursières du secteur de la distribution ont baissé en moyenne de 20 % à 30 % », argumente le PDG de Casino, Jean-Charles Naouri. De plus, toujours selon Casino, l?Ebitda de Monoprix a chuté de 7 % en 2011 pour s?établir à 363 millions d?euros.
Il faudrait aussi prendre en compte une dette nette évaluée par Casino à près de 600 millions d?euros, contre 390 millions un an plus tôt. Un chiffre que conteste la Société Générale, banque conseil des Galeries Lafayette. La dette de Monoprix n?aurait pas augmenté de près de 100 millions d?euros en un an. C'est inexact, rapporte la banque d?affaires.
Casino a besoin du résultat opérationnel de Monoprix
Dès lors, selon Casino, cette participation vaudrait désormais aux alentours de « 1 milliard d?euros ». Un chiffre que, là encore, conteste la Société Générale. D?autant que les actifs immobiliers de Monoprix sont évalués à près de 1,3 milliard d?euros. L?enseigne est propriétaire des deux tiers de magasins. Monoprix exploite 440 magasins, notamment en plein Paris où les valeurs locatives explosent.
La tactique de Casino ne surprend guère. Une semaine, après avoir déclaré la guerre aux Galeries Lafayette, Casino minore la valeur de l?enseigne aux 4 milliards d?euros de chiffre d?affaires pour racheter les 50 % de son partenaire sans trop délier les cordons de sa bourse. «C?est dangereux. Jean-Charles Naouri joue avec le feu. Car, ne lui en déplaise, Casino a besoin du résultat opérationnel de Monoprix. Sans lui, sa rentabilité s?apparenterait trop à celle d'un Carrefour », prévient un analyste financier.
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Juliette Garnier
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