Carrefour : le nouveau patron rassure les syndicats sur l'emploi

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Ce jeudi, le patron de Carrefour s'est présenté aux syndicats du groupe. Il n'a fait aucune allusion à des suppressions massives d'emplois. Mais il n'a pas caché sa volonté de réduire les coûts, notamment dans les sièges sociaux.

Georges Plassat a parlé deux heures durant. Devant le comité de groupe réuni ce jeudi, le nouveau patron du groupe Carrefour a « mené la conversation », rapporte Bruno Moutry, représentant syndical CFDT. Au cours de cette réunion informelle, l?ancien patron de Casino et de Carrefour en Espagne qui, le 18 juin, deviendra PDG du groupe Carrefour, s?est efforcé de rassurer les partenaires sociaux du groupe. Depuis fin avril, Force Ouvrière affirme que le distributeur aux 115.000 salariés en France envisage plus de 3 000 suppressions de postes.

Des échanges cordiaux

L?objectif de Georges Plassat est partiellement atteint. « Aucune suppression d?emploi n?a été évoquée », note un représentant syndical. Mieux : Georges Plassat semble avoir conquis les partenaires sociaux. «C?est un homme sympathique », rapporte un élu. « Les échanges ont été cordiaux, constructifs », a indiqué à l?AFP Claudette Montoya, déléguée centrale CGT. « Lui, au moins il connaît le commerce et la grande distrib?», note un autre, en faisant allusion, en creux, à Lars Olofsson auquel il succède et à l?équipe choisie par cet ancien patron de Nestlé.

Réduire les coûts dans les sièges sociaux

Il n?empêche. « Nos craintes ne sont pas levées », juge Serge Corfa, élu CFDT. Car le patron de Carrefour est précédé de sa solide réputation de cost-killer héritée de Vivarte. « Elle effraie toute la maison Carrefour », rapporte un ancien cadre. Deux hauts dirigeants viennent d?en faire les frais : José Carlos Gonzalez-Hurtado, directeur du développement commercial et marketing, et Patrick Rouvillois, directeur marketing groupe, ont été remerciés début mai, comme l?a révélé La Tribune. « Cela s?est fait en dix jours. Le mercredi, George Plassat les a interpellés. Le vendredi, ils faisaient leurs cartons », raconte un ancien cadre. Manifestement, ce n?est pas fini. Lors de la réunion du comité de groupe, le nouveau patron de Carrefour n?a pas caché sa volonté de réduire les frais dans les sièges sociaux, indique Bruno Moutry. Ce n?est pas sans inquiéter, notamment au siège de Mondeville, prés de Caen dans un « bâtiment à moitié vide », rapporte ce dernier. Georges Plassat devrait aussi passer en revue les budgets de communication de Carrefour qu?il jugerait trop coûteux. Son objectif serait de dégager des budgets pour raviver des magasins « sales et dégradés » et de les recentrer sur les rayons alimentaires. Une relance s'impose : en France, le résultat opérationnel de Carrefour a plongé de prés d?un tiers en 2011.
 

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Commentaires
a écrit le 12/05/2012 à 9:19 :
http://www.carrefouruncombatpourlaliberte.fr/2012/05/stade-geoffroy-guichard-va-changer-de-nom-xavier-kemlin/
a écrit le 11/05/2012 à 2:06 :
Soyons clairs. M. Plassat est arrivé chez Carrefour pour remplir une mission bien précise. Il s'agit de son dernier poste avant le retraite. Il a été payé pour faire le sale job c'est-à-dire degraisser le mammouth Carrefour qui en dépit d'un taux de marque brute supérieur à 40% est incapable de tirer un résultat opérationnel décent, tellement il y a de sureffectif. Je rappelle que M. Plassat s'est écrié en arrivant au siège de Carrefour et en s'étonnant du nombre d'acheteurs du département chocolat "il y en a un par parfum ?"
a écrit le 10/05/2012 à 22:55 :
On lui avait pas dit, mais après les présidentiels, y a encore les législatives...alors les plan sociaux, on se tait, et on attend l'été !!! pensez-y dans l'isoloir !!
a écrit le 10/05/2012 à 20:19 :
Magasin sale et dégradé : qu'il vienne surtout à Mulhouse-Illzach (68), il ne sera pas déçu. Cet hyper très bien placé à 25 kms de la Suisse et 15 de la RFA pourrait faire un malheur. Le sol est abîmé à l'intérieur et c'est une véritable volière : les oiseaux sont installés au rayon fruits/légumes. La parapharmacie est minuscule avec quasiment pas de choix. On se croirait dans un véritable magasin de l'ex-URSS avec des dizaines de milliers d'articles entassés de chaque coté d'une immense allée. La station service est une véritable patinoire (carburant sur le sol) avec panneau d'affichage des prix en panne...depuis des années. Quant au nouveau système "Drive" il ne semble pas encore au point.
Le nouveau patron a du pain sur la planche.

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