Créer de l'emploi envers et contre tout. Ainsi peut se résumer le parcours de Pierre Duponchel, ingénieur des Arts et Métiers qui, après six ans dans un groupe agro-alimentaire, démissionne en 1984 pour se lancer dans une vraie aventure.
Les chiffonniers d'Emmaüs collectent alors les vêtements usagés puis revendent les articles en bon état - « la crème » -, cédant le reste à des récupérateurs. D'où l'idée de développer le ramassage à domicile et de créer Le Relais, une Scop qui emploie les collecteurs.
La Scop peut ainsi repartir de l'avant et essaimer. Au début des années 2000, « nous avons vu arriver des box de récupération de textiles portant le logo de la Croix Rouge. Ils étaient installés par une société allemande qui reversait des droits à la Croix Rouge ». Ce mode de collecte divise les coûts par deux et Le Relais ne peut que s'aligner. Ce qui accroît les volumes et préserve les emplois.
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La concurrence s'intensifie, les coûts de main-d'œuvre explosent, alors la Scop multiplie les centres de collecte et de tri et les « industrialise ». Elle crée aussi, à partir de vieux jeans, un matériau d'isolation, le « métisse », et construit une usine dans le Pas-de-Calais. Elle pratique aussi la « délocalisation positive » en Afrique et à Madagascar, en créant sur place des activités de tri et en soutenant des projets locaux. Au point de transformer Pierre Duponchel en simple businessman ?
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