Guerre aux prix bas : deux grands distributeurs assignés en justice

La direction de la répression des fraudes a assigné deux enseignes, dont les noms n'ont pas été communiqués, pour leurs pratiques commerciales vis-à-vis de leurs fournisseurs, a-t-on appris mercredi. Le gouvernement tente de trouver une médiation dans la course aux prix bas qu'imposent les distributeurs.

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Les industriels et distributeurs ont jusqu'à fin février pour fixer les prix des produits alimentaires qu'ils vendront dans les mois qui viennent.
Les industriels et distributeurs ont jusqu'à fin février pour fixer les prix des produits alimentaires qu'ils vendront dans les mois qui viennent.

La guerre des prix dans l'alimentation commence à faire des victimes. La direction de la répression des fraudes (DGCCRF)  a en effet assigné deux enseignes de la grande distribution pour leurs pratiques commerciales vis-à-vis de leurs fournisseurs, les industries agroalimentaires, rapportait l'AFP mercredi 11 février en citant des sources concordantes.

Une réunion boycottée par Leclerc et Intermarché

Le gouvernement a une nouvelle fois réuni mercredi en fin de journée les enseignes de la grande distribution, les industriels de l'agroalimentaire et les agriculteurs pour tenter une médiation dans la course aux prix bas qu'imposent les distributeurs.

Une réunion boycottée par Leclerc et Intermarché, qui voulaient ainsi protester contre un amendement de la loi Macron, mais dont il est ressorti une information: la DGCCRF a assigné deux grands distributeurs, dont les noms n'ont pas été communiqués, première étape avant une éventuelle condamnation, selon l'Ania et la FNSEA. Henri Brichart de la FNSEA, principal syndicat agricole du pays, a expliqué à l'AFP:

"Lors de la précédente réunion en octobre, le gouvernement avait promis plus de transparence sur les contrôles".

 "15 jours pour arrêter le massacre"

L'association des industries agroalimentaires (Ania) sort, elle, une nouvelle fois déçue de cette rencontre. "Il reste 15 jours pour arrêter le massacre" de la guerre aux prix bas, a expliqué à l'AFP son porte-parole. Les industriels et distributeurs ont en effet jusqu'à fin février pour fixer les prix des produits alimentaires qu'ils vendront dans les mois qui viennent.

Dans un communiqué, les ministres de l'Economie, Emmanuel Macron, de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, et la secrétaire d'Etat à la Consommation, Carole Delga, indiquent que l'avis de l'Autorité de la concurrence sur le rapprochement de certaines enseignes pour leurs achats sera rendu en mars. Et ils appellent à nouveau "les acteurs à la responsabilité". Auchan et Système U, Casino et Intermarché, et Carrefour et Cora/Match ont en effet conclu l'an dernier des alliances inédites pour faire certains de leurs achats en commun.

A l'occasion de son bilan annuel, la DGCCRF a d'ailleurs indiqué mercredi avoir accordé une attention particulière en 2014 aux pratiques commerciales dans ce secteur.

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Commentaires 3
à écrit le 12/02/2015 à 14:47
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Et qualité quand vous faites vos achats au marche du coin ou dans des magasins regroupant des petits producteurs souvent en agriculture/élevage raisonne et raisonnable; voir se fournir en légumes auprès des AMAP. Pour le reste, il reste certes on a ...

le 13/02/2015 à 9:14
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Tant mieux pour vous moi je cherche des agriculteurs/éleveurs qui pourrait me vendre leur produit a prix raisonnable; mais je ne trouve pas, ils se plaigne tous d'être exploités par l'industrie, mais quand on veut faire un effort, eux ne jouent pas l...

à écrit le 12/02/2015 à 13:04
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Les clients doivent eux aussi faire leurs achats en communs et discuter des prix. la déflation devrait -elle toucher que les salaires? C'est le toujours moins qui prime là est le danger pour le 1% les plus riches.

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