Initiée par E.Leclerc depuis quelques décennies déjà, mais renforcée par les comparateurs et les nouveaux modèles de distribution comme le “drive“, la guerre des prix dans la grande distribution s’intensifie en 2014.
Ce "serpent de mer" a repris en vigueur en 2014. En cause: des comparateurs de prix accessibles via des applications mobiles, ainsi que des offres permettant d'acheter des produits en ligne avant de les retirer sur les parkings des hypermarchés ou dans des lieux spécifiques.
"M.E.L" frappe encore
Sur les prix, les négociations étaient déjà tendues en 2013. Le principal syndicat de l'industrie alimentaire tire la sonnette d'alarme en publiant des conclusions sur l'emploi dans son secteur au mois de mai 2014.
A la mi-juillet, ces derniers lui imputent une bataille sur les prix qui rogne leurs marges. Arnaud Montebourg, alors ministre de l'Economie, le convoque avec d'autres responsables de la filière à Bercy le 17 juillet. La situation est d'autant plus tendue que, pendant l'été, la météo et l'embargo russe ont fait chuter le de certaines denrées.
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Mouvement de concentration
A la rentrée, la bataille repart de plus elle. Avant les négociations pour 2015, qui doivent prendre en compte les modifications induites par la loi Hamon sur la consommation, plusieurs chaînes regroupent leurs achats dans des catégories de produits spécifiques afin de peser plus fortement face aux fournisseurs.
Certains opposants accusent en outre certains groupes d'abuser du Crédit d'impôt compétitivité et emploi, en l'utilisant pour financer la baisse des prix plutôt que l'embauche. Dans ce contexte, l'exécutif tente à nouveau une médiation.
En 2015, il faudra en outre tenir compte de l'arrivée d'un nouvel acteur, l'américain Costco, dont le modèle repose sur la vente en grosse quantité de produits à des consommateurs abonnés, comme Metro, mais pas uniquement pour des entreprises.
Pour mieux comprendre les enjeux de cette guerre des prix