En remplaçant ses barquettes par des bacs inox pour servir les repas de 13.500 élèves et collégiens de l’agglomération angevine, la nouvelle cuisine centrale « Papillote et Compagnie » a entièrement revu ses procédures afin de réduire ses déchets plastiques de 27 tonnes par an. Une démarche « Zéro plastique » qui accompagne la lutte contre le gaspillage alimentaire, la quête d’économies d’énergies, et le retour à une alimentation saine, locale et durable.Venu le 12 septembre dernier inaugurer la toute nouvelle cuisine centrale de l'agglomération angevine Papillote et Compagnie, l'ex-maire d'Angers, Christophe Béchu, devenu Ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires voulait y voir « une référence sur le plan national » devant lancer « un mouvement de transformation des modes de production en restauration collective afin d'en limiter l'impact écologique au service d'une alimentation saine et équilibrée ». A Angers, le mouvement a été lancé, il y a sept ans. Une nécessité face à l'obsolescence de l'ancienne cuisine centrale fournissant des restaurants collectifs de Saint-Barthélemy d'Anjou, EPARC (Etablissement Public Angevin pour la Restauration Collective) âgée de quarante ans. Depuis 219, le statut, la gestion, le sous-dimensionnement et les insuffisances ont été pointés par la Chambre Régionales des Comptes.
Le 1er septembre de cette même année, la Société Publique Locale (SPL) Angers Loire Restauration, créée autour de la ville d'Angers et des seize communes de l'agglomération angevine, a donc voulu montré qu'elle reprenait les choses en main, dans le cadre d'une délégation de service public. Avec l'ambition de construire une nouvelle cuisine centrale à la porte d'Angers. Le projet repose sur un investissement de 10,5 millions d'euros financé par les communes de l'agglomération et la ville d'Angers pour 1,6 million d'euros.
35% de bio, 52% de local
Associé aux ambitions du Projet Alimentaire Territorial, voté en décembre 2021 par la communauté de Communes angevine pour soutenir et développer une filière alimentaire locale et durable, l'établissement de 3.000 m², économe en énergie, a été pensé pour limiter l'impact écologique de la production de repas. « Pour nous, l'objectif est d'atteindre 50% de produits issus de l'agriculture biologique et 80% de produit locaux à l'horizon 2030. Déjà nous sommes à 35% de bio et 52% de local, et 80% de nos plats sont confectionnés par nos cuisiniers », indique Sophie Sauvourel, directrice générale d'Angers Loire Restauration, qui a entièrement repensé le modèle de la cuisine centrale, repris en direct les approvisionnements jusque-là concédés à la société de services de restauration Sodexo, innové, réinventé les process et éliminé les contenants en plastique.