Après les États-Unis, Toys'R'Us envisage de licencier en France
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Toys 'r' us va fermer 20% de ses magasins aux usa
BRENDAN MCDERMID
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Toys 'r' us va fermer 20% de ses magasins aux usa
BRENDAN MCDERMID
Trois candidats à la reprise de Toys'R'Us, placé en redressement judiciaire en juillet, ont déposé une offre "globale" au tribunal de commerce d'Évry, rappellent les syndicats CFDT et CGT et les représentants du personnel dans un communiqué.
Il s'agit, avait indiqué vendredi Jean Charretteur, directeur général de la filiale française, de Pierre Mestre (groupe Orchestra, spécialisé dans la vente d'articles de puériculture et de prêt-à-porter pour enfants) ; de Jellej Jouets, une société en cours de création qui sera contrôlée à 90% par Cyrus Capital, un des fonds créanciers des entités américaines du groupe Toys'R'Us; et enfin de la société Financière Immobilière Bordelaise, un fonds d'investissement spécialisé dans l'immobilier commercial. Cette dernière est également intéressée par le groupe de distribution de jouets Ludendo (La Grande Récré), lui aussi en redressement judiciaire.
Sur les "1.167 salariés" de Toys'R'Us France, les licenciements "s'échelonneraient entre 200 et 250, en fonction des offres", indiquent les syndicats.
Des "salariés condamnés", selon eux, car le projet de plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) présenté mardi est "indécent", avec un budget "dérisoire" envisagé pour financer les mesures d'accompagnement (aide à la formation, mobilité géographique, aide à la création d'entreprises...) de "1.000 euros par salarié", dénoncent-ils. Aucune indemnité supra-légale n'est par ailleurs prévue, ont-ils précisé à l'AFP.
Les représentants du personnel et les syndicats "en appellent désormais à la responsabilité de l'entreprise pour augmenter substantiellement le montant du budget" du PSE. Ils "comptent également sur les candidats à la reprise" et "sur les pouvoirs publics", soulignent-ils dans leur communiqué.
Une "casse sociale" inévitable
Jean Charretteur a précisé en début de soirée à l'AFP que "les offres des repreneurs (avaient) légalement jusqu'à 48 heures avant l'audience pour être améliorées".
Numéro un de la distribution de jouets en France où il gère 53 magasins, Toys'R'Us avait annoncé mi-mars chercher un repreneur, après la mise en liquidation des 735 magasins de l'enseigne aux États-Unis.
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Le marché français du jouet, en plein bouleversement en raison des redressements judiciaires de ses deux plus importants distributeurs, La Grande Récré et Toys'R'Us France, a perdu 2% lors du premier semestre, selon une étude du cabinet NPD.
Avec près de 3,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires, la France maintient sa place de deuxième marché européen du jouet derrière le Royaume-Uni.
En revanche, ajoute-t-elle, "hors plein air, les ventes de jouets restent stables par rapport à 2017".
La filiale française de Toys'R'Us connaîtra le nom de son repreneur : e tribunal de commerce d'Évry doit examiner les offres le 3 octobre. Le groupe Ludendo, propriétaire de l'enseigne La Grande Récré, saura d'ici à la fin du mois, à temps donc pour débuter la saison de Noël.
Parmi les produits qui ont eu le vent en poupe durant ces six premiers mois de 2018: les jouets à collectionner, aussi populaires chez les filles que chez les garçons (Pokémon, vignettes Panini de la Coupe du Monde...).
Autre secteur qui a connu un essor particulier cette année : celui des jeux d'action (+35%) avec en particulier le retour, depuis septembre 2017, des toupies Beyblade.
Enfin, l'étude du cabinet pointe du doigt une nouvelle "cible" prometteuse pour le marché du jouet: les "kidultes" (jeunes adultes).
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(avec agences)
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