Carrefour : l'ancien PDG renonce à son indemnité de départ

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Il a décidé de renoncer à l'application de la clause de non concurrence qui lui avait été octroyée et donc au versement de l'indemnité de départ correspondante, soit 3,9 millions d'euros, précise Carrefour dans un communiqué.
Il a "décidé de renoncer à l'application de la clause de non concurrence qui lui avait été octroyée et donc au versement de l'indemnité de départ correspondante", soit 3,9 millions d'euros, précise Carrefour dans un communiqué. (Crédits : Reuters)
L'ancien dirigeant de Carrefour Georges Plassat au coeur d'une polémique au sujet de ses conditions de départ, a décidé de renoncer au versement de son indemnité de non-concurrence, a annoncé samedi le groupe Carrefour.

L'ancien PDG de Carrefour, qui a quitté le groupe en juillet 2017 à l'âge de 68 ans et a fait valoir ses droits à la retraite, a bénéficié d'une indemnité de non-concurrence d'un montant brut de 3,98 millions d'euros. Cette indemnité, ainsi que le niveau de rémunération du nouveau dirigeant, Alexandre Bompard, ont été vivement contestés vendredi lors de l'assemblée générale par des actionnaires du groupe et des organisations syndicales qui ont pointé du doigt les contre-performances du distributeur.

> Lire aussi : Carrefour : les indemnités de l'ex-dirigeant provoquent la colère

Situation dégradée

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire a déclaré pour sa part samedi à Reuters qu'il jugeait le niveau de ces rémunérations "incompréhensible et choquant", étant donnée la "situation dégradée" dans laquelle les anciens dirigeants ont laissé le groupe. Il a appelé le patronat à "prendre des mesures fortes pour renforcer le suivi et l'application par ses membres du code Afep-Medef", un code de bonne conduite destiné aux entreprises.

"Georges Plassat a fait savoir au Conseil d'Administration de la Société Carrefour qu'en raison de l'incompréhension qui entoure les conditions financières de son départ, il avait décidé de renoncer à l'application de la clause de non-concurrence qui lui avait été octroyée et donc au versement de l'indemnité de départ correspondante", peut-on lire dans le communiqué du GroupeCarrefour.

Le Medef et l'Afep ont également annoncé samedi qu'ils publieraient "une version renforcée du code de gouvernement d'entreprise dans les prochains jours". "Celle-ci intégrera des recommandations de nature à éviter les écarts constatés récemment", peut-on lire dans le communiqué.

Le Haut Comité de gouvernement d'entreprise (HCGE), qui veille à l'application de ce code, avait fait savoir que les modalités de détermination de ces indemnités constituaient "des déviations sérieuses" par rapport aux normes de gouvernance élaborées.

Des performances en chute

Georges Plassat a reçu une rémunération - fixe et variable -de 1,7 million d'euros bruts au titre de 2017 ainsi qu'un plan de rémunération à long terme de 6,6 millions bruts. Alexandre Bompard a perçu, au titre de 2017, un salaire fixe de 750.000 euros bruts et une rémunération variable de 1,24 million d'euros bruts, soit le montant maximal prévu en cas d'atteinte d'objectifs de performance.

Selon le cabinet de conseil aux investisseurs, Proxinvest, les résultats de Carrefour ne justifient pas d'un tel bonus. Le groupe a vu sa performance opérationnelle chuter en 2017 et son résultat net basculer dans le rouge après d'importantes charges. Les résolutions sur les rémunérations de Georges Plassat et Alexandre Bombard ont été adoptées vendredi à 68,3% et 74,3% des voix respectivement.

(Avec agences)

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a écrit le 18/06/2018 à 11:39 :
Un prédécesseur de Mr Plassat, Daniel Bernard avait réussi à partir avec 38 millions € d'indemnités en 2005.... C'était le bon temps !

Simple proposition. Puisque Mr Plassat "renonce" à son indemnité de non concurrence, le groupe dispose donc de 4 millions € pour indemniser plus correctement les personnels licenciés, soit une prime supplémentaire de 1600 €/personne.
a écrit le 17/06/2018 à 11:20 :
Confusion involontaire ou fake news?,car si les mots ont un sens ,renoncer à la prime de non concurrence c'est pas la même chose que de renoncer à la totalité de sa prime de départ.
a écrit le 17/06/2018 à 9:46 :
Les patrons actuels comme n'étant pas propriétaires des outils de production qu'ils dirigent ne sont plus que des pions, je ne comprendrais jamais comment ça se fait qu'ils se laissent totalement manipulés de la sorte. Ce manque d'amour propre et de recul est dramatique en ce qui concerne leur état d'esprit.

La financiarisation de notre économie a tué tout dynamisme économique.
Réponse de le 21/06/2018 à 12:30 :
Personnellement tout me parait tellement clair , mais je peux me tromper ou pas ...ayant vécu cela à plus petite échelle dans des PME qui depuis longtemps ne s'appartiennent plus. Les dirigeants sont achetés , ce n'est pas de la manipulation . Ils ont fait ce choix , on a toujours le choix . Le manque d'amour propre c'est accepter de se laisser acheter et fermer les yeux, c'est toujours plus facile ...et lache.
Réponse de le 21/06/2018 à 13:02 :
Personnellement tout me parait tellement clair , mais je peux me tromper ou pas ...ayant vécu cela à plus petite échelle dans des PME qui depuis longtemps ne s'appartiennent plus. Les dirigeants sont achetés , ce n'est pas de la manipulation . Ils ont fait ce choix , on a toujours le choix . Le manque d'amour propre c'est accepter de se laisser acheter et fermer les yeux, c'est toujours plus facile ...et lache.
a écrit le 17/06/2018 à 6:29 :
Bernard Arnaud, premier milliardaire français, est un des principaux actionnaires de Carrefour. Macron ne cesse de faire des cadeaux aux super riches, et ils licencient à tour de bras. C'est ça la théorie du ruissellement ? L' argent coule à flots pour les riches, et les larmes pour les sans dents. Vive la république, et bon courage à tous pour la suite.
a écrit le 16/06/2018 à 21:58 :
C'est quand même plus facile de se verser un gros salaire, quand on est le chef. Mais pourquoi ne pas demander aux salariés de définir les salaires de leur direction : là, on verrait bien. Mais je ne pense pas que MACRON ait ce genre d'idées.
a écrit le 16/06/2018 à 21:31 :
Il faudrait rappeler que ces sommes mirobolantes sont l'exécution d'un contrat qui tient compte du fait qu'un salarié à ce niveau peut être "remercié" dans l'instant sans qu'il y ait faute de sa part. Il me souvient qu'un PDG de Général Motors était venu au conseil d'administration dans l'avion de la compagnie et, viré ,s'en était retourné par les lignes régulières. Notre brillant ministre des finances serait bien inspiré de se taire car les résultats de son gouvernement ne peuvent être qualifiés de brillants et ses sorties sur les fraudeurs et les TGV tiennent du ridicule; si cette équipe et ce parlement étaient payés au résultat (comme ils devraient l'être), ils ne payeraient pas beaucoup d'impôts.
Réponse de le 17/06/2018 à 21:28 :
Quel pseudo argument pourrie.
Vous relayez tel un perroquet les elements de langage de la caste qui entend ainsi protéger ses privilèges, le premier le privilège de son auto evaluation, c'est ce qu'on appel la competence de sa competence, sans parler du fait que ce sont par la même les seuls souverains de ce pays, ils decident de leur valeur.

Donc pour effacer tout risque on les remunère comme des rentiers ?
N'est ce pas un paradoxe ? une fois fortune faite, et il la font plusieurs fois quel interet pour eux de faire des entreprises performantes ?
Le seul fait d'etre nommé ç'est banco ! plus besoin de bosser, aucune incitation à...
a écrit le 16/06/2018 à 20:03 :
C'est l'age ou l'on part en retraite avec une petite fortune, si c'est possible. Il a bien raison avec son parcours, à côté de Neymar ou Ronaldo, il est plus proche du smicard.
a écrit le 16/06/2018 à 19:45 :
Pfffffffffouueuuhh ,badons tous ensemble les footeux et cessons de penser , mais enfin alors ...................
a écrit le 16/06/2018 à 19:25 :
Et sa retraite chapeau de 500000 euros par an ?
Ça payerait un paquet de caissières.
a écrit le 16/06/2018 à 18:57 :
Encore un au Carrefour de la misère !
a écrit le 16/06/2018 à 18:36 :
Il empoche quand même une dizaine de patates.Tout cela a été bien orchestré avec le gouvernement ,on lâche la clause de non-concurrence histoire de paraitre généreux et le tour est joué.Dans une semaine plus personne ne va s'en souvenir.

"Le Medef et l'Afep ont également annoncé samedi qu'ils publieraient "une version renforcée du code de gouvernement d'entreprise dans les prochains jours".

Ben voyons, cela ressemble au fameux conseil d’éthique de Laurence Parisot ,on en voit le résultat aujourd'hui.Conseil des tiques plutôt ,car ces individus sont de dangereux parasites dans les entreprises privés.Cet homme ainsi que ceux qui lui ont attribué ces sommes méritent la prison car c'est un vol caractérisé au détriment des salariés et leur emploi.La prison et saisi de l'ensemble de ses biens.Point
a écrit le 16/06/2018 à 17:13 :
Non concurrence s'il prend sa retraite, c'est bancale à justifier, un cadeau déguisé ? Ensuite ça oblige à augmenter les prix dans les rayons, voire licencier des gens pour pouvoir payer autant. Dans les débuts, c'était bon marché, Carrefour (surtout quand y avait qu'eux vs les petites boutiques, vers 1976/Créteil), mais ça c'était avant.
Si sa retraite égale le salaire du suivant, ça en fait des frais cumulés.
Je ne me souviens pas si Dia aurait pu être racheté par d'autres ou si y avait que Carrefour pour être candidat, eux ou rien, fermeture.
Le rachat des Continent a semblé réussi (par chez moi, on était cernés, Carrefour partout (Ivry, Villejuif, Orly, ....), juste un Lecl** et un Casin* pour les réfractaires.
a écrit le 16/06/2018 à 16:37 :
Titre de l'article mensongé, il ne renonce pas à son indemnité de départ mais à sa clause de non concurrence, nuance.
a écrit le 16/06/2018 à 16:18 :
du pognon de dingue un assisté encore !!!

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