Crise chez Décathlon : le patron claque la porte, sur fond de pénurie de maillots de foot
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Crise chez Décathlon. Matthieu Leclercq, fils du fondateur du grand distributeur d'articles de sport et de loisirs Décathlon, ne renouvelle pas son mandat de président du Conseil de surveillance de l'enseigne, qui s'est terminé à la fin du mois de juin. Dans une lettre que l'hebdomadaire Challenges s'est procurée, le patron pointe notamment une détérioration de ses relations avec la famille Mulliez avec qui il partage le capital de l'entreprise. En 2017, le groupe a réalisé 11 milliards d'euros de chiffre d'affaires.
L'entreprise indique que Matthieu Leclercq "n'a pas encore été remplacé" à l'heure actuelle.
Dans l'enquête menée par l'hebdomadaire, on comprend que le patron de Décathlon claque la porte pour protester contre la stratégie de marque distributeur imposée par la famille Mulliez, qui est à la tête d'Auchan et qui possède donc la moitié de Décathlon. En privilégiant ses propres marques, basiques et peu chères, l'enseigne se met à dos les grandes marques de sport comme Nike, Adidas ou Puma qui, selon Matthieu Leclercq, n'ont jamais été aussi peu présentes dans les rayons.
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L'exemple est frappant : en réponse à la politique agressive de Décathlon pour favoriser son propre maillot de football à prix cassé, mais aussi face au déréférencement d'Adidas sur certains segments comme le running ou le fitness, la marque n'aurait livré que la moitié des maillots commandé par Décathlon. Conséquence : des pénuries (le fruit d'une stratégie assumée, selon Matthieu Leclercq) et des ventes en berne, en pleine Coupe du monde.
Selon les estimations de Challenges, les ventes ont baissé de près de 5% au premier semestre, avec un report qui se fait au profit d'Intersport et de Go Sport.
(avec AFP)
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