Déclarés en faillite, House of Fraser sont rachetés par Sports Direct

 |   |  677  mots
L'enseigne House of Fraser explique qu'elle va demander à se placer sous le régime britannique des faillites dans la matinée.
L'enseigne House of Fraser explique qu'elle va demander à se placer sous le régime britannique des faillites dans la matinée. (Crédits : HANNAH MCKAY)
La chaîne britannique Sports Direct a annoncé vendredi le rachat des grands magasins House of Fraser qui s'étaient déclarés en faillite un peu plus tôt, et avaient été placés sous administration judiciaire.

House of Fraser est le troisième plus grand groupe de grands magasins traditionnels au Royaume-Uni avec 59 magasins, situés dans un mélange de villes, de centres-villes et de centres commerciaux régionaux. Il a été établi à Glasgow, en Écosse, en 1849 sous le nom d'Arthur et Fraser. Au début du XXe siècle et, après la Seconde Guerre mondiale, un grand nombre d'acquisitions ont transformé la société en une chaîne nationale.

Malheureusement, la société a fait face à un certain nombre de problèmes tels que le souci au niveau de la hiérarchie sans sursis depuis deux ans, mais aussi son incapacité à rester en ligne et hors ligne. À ceci, s'ajoute le fait que la marque a perdu ce qu'elle représentait c'est-à-dire que bien que les grands magasins aient connu du succès en modifiant radicalement la façon dont les gens faisaient leurs courses en rassemblant tout sous un même toit, House of Fraser a sans doute laissé les 677 marques tierces qu'elle héberge dans ses murs permettre à sa propre marque de se perdre.

Sauvé inextrémiste par Sports Direct

Sports Direct explique dans un communiqué qu'il va débourser 90 millions de livres pour cette acquisition des grands magasins auprès des administrateurs judiciaires de House of Fraser. La société, contrôlée par l'homme d'affaires Mike Ashley, qui est également actionnaire minoritaire de House of Fraser, met la main sur l'ensemble des établissements britanniques, la marque et les stocks de l'enseigne de grands magasins.

Une faillite suite à des négociations non-abouties

L'enseigne explique dans un communiqué publié à la Bourse du Luxembourg qu'elle va demander à se placer sous le régime britannique des faillites dans la matinée en nommant le cabinet EY comme administrateur judiciaire. Cette procédure lui permet de poursuivre son activité pendant que EY tentera de trouver un acheteur pour tout ou partie de la société.

House of Fraser souligne que ses discussions avec de potentiels investisseurs et ses principaux créanciers n'ont pas abouti à une solution viable et s'est donc résolue à faire faillite.

"Nous espérons que les négociations (sur la vente, Ndlr) vont aboutir sous peu. Un rachat de l'activité lancée il y a 169 ans verra House of Fraser retrouver de la stabilité, de la certitude et de la solidité financière", explique le directeur général Alex Williamson, cité dans le communiqué.

Un secteur sinistré

Tout s'est accéléré depuis une dizaine jours pour l'enseigne, qui avait lancé un lourd plan de restructuration début juin, prévoyant alors la fermeture de 31 des 59 magasins et la suppression de 6.000 emplois.

Ce plan devait être accompagné d'un investissement du conglomérat chinois C.banner, qui a finalement renoncé début août à apporter cet argent frais vital pour la société, précipitant la chute de House of Fraser.

Le groupe emploie directement 5.000 personnes et 12.500 supplémentaires à travers les concessions, au Royaume-Uni et en Irlande. Son chiffre d'affaires annuel atteint 1,2 milliard de livres (1,3 milliard d'euros).

Sous l'ombre du géant d'Amazon

House of Fraser est une nouvelle victime dans le secteur de la distribution britannique où de nombreuses enseignes ont fait faillite ou ont engagé de lourdes restructurations ces derniers mois, en particulier face à la concurrence de la vente en ligne.

En effet, les commerces physiques souffrent d'une conjonction de facteurs défavorables: montée de la vente en ligne, hausse des loyers des commerces, ou encore consommation des Britanniques contrainte par la poussée de l'inflation sur fond de Brexit.

Des milliers d'emplois ont été détruits du fait de la faillite du spécialiste des vêtements Calvetron, de la branche britannique des magasins de jouets Toys "R" Us, des boutiques de produits électroniques Maplin et des fabricants de lits Warren Evans.

Et comme si cela ne suffisait pas, le géant américain du commerce en ligne Amazon en plein essor avait annoncé qu'il allait créer 2.500 emplois au Royaume-Uni cette année; de quoi ne pas ravir les enseignes britanniques.

( avec agences )

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 10/08/2018 à 19:12 :
Dommage que cet article ait été traduit avec Google Translate....
Réponse de le 13/08/2018 à 9:09 :
normal, les "internes" (stagiaires) bilingues sont trop chers

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :