Galeries Lafayette veut fermer deux magasins à Marseille, 145 emplois menacés
Laurence Bottero avec AFP

Les deux magasins sont situés à Centre Bourse et dans le centre commercial Prado, tout près du stade Vélodrome.
Google StreetView
Laurence Bottero avec AFP

Les deux magasins sont situés à Centre Bourse et dans le centre commercial Prado, tout près du stade Vélodrome.
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Le groupe Galeries Lafayette prévoit de fermer d'ici à la fin de l'année 2025 ses deux magasins à Marseille, qui « enregistrent des pertes récurrentes depuis plusieurs années », et promet d'« encourager le reclassement des 145 salariés concernés ».
Les pertes des deux magasins situés l'un à Centre Bourse, à quelques pas de la Canebière et l'autre dans le centre commercial Prado, tout près du stade Vélodrome, « ont fragilisé leur situation financière, et ce, malgré les investissements importants qui leur ont été dédiés pour relancer leur attractivité », a détaillé l'entreprise dans un communiqué publié mardi.
Le groupe compte 57 magasins en France, dont 19 détenus en propre et 38 exploités par des partenaires franchisés.
« Cette situation n'est aujourd'hui plus tenable pour ne pas déséquilibrer les performances du reste du réseau français Galeries Lafayette, qui s'inscrit, lui, dans une dynamique d'activité positive et porteuse, et dans lequel l'entreprise doit continuer à investir », plaide encore le groupe.
Le directeur général Nicolas Houzé, cité dans le communiqué, a assuré avoir dans un premier temps « cherché des [solutions] alternatives possibles » à une fermeture, mais n'avoir « pas trouvé l'emplacement premium et la taille d'espace qui correspondent à [leurs] attentes » pour rester à Marseille. Cela « ne remet aucunement en question notre conviction de la pertinence du modèle du grand magasin au cœur des villes de province, et nous restons déterminés à faire grandir notre parc au cours des prochaines années », dit-il encore, assurant vouloir accompagner « les collaborateurs marseillais concernés autant que de besoin ».
Les deux enseignes Galeries Lafayette évoluent par ailleurs dans un contexte concurrentiel assez fort.
Ce sont notamment Les Terrasses du Port, qui ont pris place voici dix ans, en front de mer, à entre le port de Marseille et le MuCem, qui concentre une grande part de la fréquentation marseillaise et plus largement régionale, en déroulant une offre sans doute davantage alignée avec les attentes des consommateurs, entre enseignes nationales et accueil de marques plus nouvelles. Détenu par le groupe Hammerson, l'ensemble de près de 63.000 m2 affichait une fréquentation de 9 millions de visiteurs en 2024 pour un chiffre d'affaires de 350 millions d'euros.
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Déjà en 2014, l'arrivée de ce nouvel entrant avait déstabilisé les commerces de centre -ville, là même où se situe le Centre Bourse qui abrite l'une des deux enseignes du groupe dirigé par Nicolas Houzé.
Quant au centre commercial Prado, ses 23.000 m2, propriété de Klépierre, qui l'a porté sur les fonts baptismaux en 2018, accueille 45 enseignes et 8 restaurants. L'ensemble, qui jouxte le Stade Vélodrome, revendique 4 millions de visiteurs. Mais la crise sanitaire n'a pas vraiment aidé au décollage de ce nouvel ensemble pourtant situé près de l'un des stades les plus fréquentés en France.
Plus globalement, les difficultés rencontrées par Galeries Lafayette pointent celles du dynamisme des centres-villes. A Marseille, le déménagement envisagé de la Cité judiciaire a mis vent debout les commerçants du cœur de ville, tablant sur une paupérisation qui mettrait à mal les petits commerces notamment.
Les Galeries ont souffert de l'épidémie de Covid-19, qui les avaient privées durablement d'une large part de leur clientèle et contraint à garder portes closes sur de longues périodes.
Mi-décembre, le site de ventes privées en ligne BazarChic, propriété des Galeries, avait lancé un « projet de cessation d'activité » qui menacerait une centaine d'emplois selon plusieurs médias, sauf si un repreneur venait à être trouvé.
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Le groupe, dont le vaisseau amiral est situé boulevard Haussmann à Paris, a en outre vendu fin 2023 un autre grand magasin parisien emblématique, le Bazar de l'Hôtel de Ville (BHV), à une petite foncière nommée Société des grands magasins (SGM). Des inquiétudes avaient émergé pendant l'été 2024 quant à la santé financière du BHV, mais la direction s'est voulu rassurante à la rentrée.
(Avec AFP)
Laurence Bottero avec AFP