Le tourisme d'affaires à la peine en 2009
Héléna Dupuy
Héléna Dupuy
Mark Watkins, président du cabinet Coach Omnium, s'attend en 2009 à "des reports de manifestations, mais surtout par des réductions budgétaires par participant (moins de dépenses périphériques), le choix de prestataires moins chers, une diminution des distances (et donc des coûts de transport) et une réduction de la demande vers les hôtels 4 étoiles et les sites prestigieux".
Ce n'est pas forcément par souci d'économie que les donneurs d'ordre renoncent au haut de gamme, mais plutôt par "éthique" vis-à-vis de leurs salariés à qui ils demandent actuellement des efforts, explique le spécialiste. D'autant que plusieurs hébergeurs annoncent des promotions de 20% sur leurs prix ou "des tarifs d'une exceptionnelle légèreté".
Dans ces conditions, l'année 2009 pourrait mettre un terme à cinq années successives de croissance de la demande en France pour le tourisme d'affaires. L'an passé, le marché des séminaires avait connu une croissance de 1,4%, pour atteindre un montant estimé à 9,17 milliards d'euros. "L'année 2008 avait bien démarré", constate Mark Watkins qui ajoute que "lorsque la crise a éclaté cet été, les entreprises avaient déjà versé des arrhes et ne pouvaient donc plus annuler les prestations commandées".
Mais désormais, les entreprises sont plus prudentes. Néanmoins, relève le professionnel, "elles auront toujours besoin de se réunir. Mais il est clair qu'elles limiteront en 2009 l'achat des activités périphériques.
Héléna Dupuy
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