Sérieux accroc à l'accord salarial dans la restauration

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Trois syndicats, la CGT, FO et la CFTC, s'opposent ce mercredi à l'accord de revalorisation salariale dans la restauration, accord accepté par le patronat en contrepartie de la baisse de la TVA à 5,5% dans le secteur, et signé vendredi par la CFDT et la CFE-CGC.

Pour la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, c'était une victoire: "Je me réjouis déjà qu'un accord soit en passe de conclusion sur la grille des salaires dans la restauration, dans les hôtels, qui n'avait pas bougé depuis des mois. Cela augmente, c'est bien", avait-elle déclaré le 22 juillet.

Cet accord, accepté par le patronat en contrepartie de la baisse de la TVA à 5,5% dans le secteur de la restauration, pourrait toutefois rencontrer des difficultés à aboutir. Ce mercredi 29 juillet, trois syndicats - CGT, FO et CFTC (confédération française des travailleurs chrétiens) - s'opposent au niveau de revalorisation salariale envisagé, selon l'AFP.

"Nous exercerons notre droit d'opposition dès que l'accord nous sera notifié, ce qui est imminent", a déclaré ce mercredi Stéphane Fustec de la CGT Commerce, à l'issue d'une réunion avec ses homologues au siège de Force ouvrière à Paris.

"6 centimes de plus que le Smic"

Dans un communiqué commun, les trois syndicats ont jugé "insuffisant" l'accord signé par la CFDT et la CFE-CGC (centrale des cadres) "avec 6 centimes de plus que le Smic [8.88 euros de l'heure au lieu de 8,82 euros] pour 60% des salariés du secteur, et un salaire pour les cadres en dessous du plafond de la Sécurité sociale".

FO, la CGT et la CFTC ont donc demandé la reprise des négociations en vu d'"une juste répartition des marges dégagées par la baisse de la TVA". Ils souhaitent également "la création d'une sixième semaine de congés payés conventionnelle et d'autres mesures-phares qui pourraient renforcer l'attractivité du secteur auprès des jeunes".

Vendredi, lors de la signature de l'accord, la CFDT s'était félicitée que, "pour la première fois dans l'histoire des hotels-cafés-restaurants", le salaire minimal de la profession passe au dessus du Smic. "Il n'y a plus de smicards dans le secteur de l'hôtellerie- restauration ", s'était aussi réjoui le président du Synhorcat (deuxième syndicat patronal après l'UMIH), Didier Chenet.

Les engagements pris par les restaurateurs avec l'État en contrepartie de la baisse du taux de TVA à 5,5 % à partir du 1er juillet 2009 ont été officialisés par la signature d'un "contrat d'avenir" le 28 mars 2009. La profession s'est engagée sur quatre points: la baisse des prix pour les consommateurs, les créations d'emploi (40.000 en deux ans), l'amélioration de la situation des salariés et de nouveaux investissements.

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a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Ils peuvent se répartir la TVA comme ils veulent. En tant que client et contribuable, ils m'ont hold-upés de 10% qui ne sont pas déduits de l'addition. Je ne mets plus les pieds que dans la restauration à emporter.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Il fallait vraiment etre naif pour penser une seconde que ces fumiers de restaurateurs allaient augmenter les salaires de leurs salariés ou diminuer le prix du menu...une seule devise pour eux : goinfrons nous.Une seule solution : remettre la TVA a 19.60.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Parfaitement d'accord avec le commentaire precedent..au final les consommateurs et contribuables se font avoir...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
les restaurateurs ne jouent pas la clarté .Pas de baisse sur la note .Je pense que l'on devrait revenir en
arriére (ancien taux)Nous sommes en crise du pouvoir d'achat .
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Et si dans notre pays on prenait l'habitude de voir pendant 6 mois ou un an les résultats d'un accord avant de dénoncer le dit-accord. Bien évidemment 6 c de plus que le smic cela n'est pas beaucoup mais faut-il "cracher dans la soupe" avant de l'avoir goûtée ?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
vous croyez vraiment que les restaurateurs s'en mettent plein les poches? Allez voir leurs bilans -
C'est un secteur en crise comme l'immobilier.
Tellement facile de commenter sans connaitre le sujet.
Je suis salarié dans ce secteur
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
6 centimes de l'heure; ça doit faire entre 40 et 50 euros par mois. Vu la situation actuelle si mon chef me propose ça je signe tout de suite!!!!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
réponse à SF: 6 centimes de l'heure represente simplement 10.14? brut pour 39heures par semaine soit environ 7.6? net de plus par mois. Tout juste la charité. Alors que 5.5 au lieu de 19.6 avec un repas à 12? représente un gain de l'ordre de 1.3? par repas. signe tu toujours aussi vite.

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