Restauration : les salaires bientôt revalorisés

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, annonce qu'un accord est en passe d'être signé entre les partenaires sociaux. La hausse de la grille salariale était une contrepartie à la baisse de la TVA de 19,6% à 5,5%, entrée en vigueur le 1er juillet.

Après plusieurs mois de négociations, syndicats et patronat de la restauration se seraient enfin mis d'accord sur une hausse des salaires dans le secteur. C'est ce qu'a annoncé ce mercredi Christine Lagarde, ministre de l'Economie, sur France 2. Trois semaines après le lancement de la baisse de la TVA à 5,5%, les professionnels acceptent donc de tenir l'un des engagements du contrat d'avenir signé avec le gouvernement.

Pour la Ministre, c'est une première victoire. "Sur l'emploi on va regarder les compteurs, mais je me réjouis déjà qu'un accord soit en passe de conclusion sur la grille des salaires dans la restauration, dans les hôtels, qui n'avait pas bougé depuis des mois. Cela augmente c'est bien", s'est-elle réjouit. Elle ajoute notamment qu'"en ce qui concerne la prévoyance et la protection des droits de salariés, là aussi, trois avenants à la convention collective ont été signés".

La semaine dernière la profession indiquait que le contexte économique ne favorisait pas encore une hausse des salaires et l'embauche de 40.000 personnes, comme prévu par le contrat d'avenir. Le gouvernement avait alors rappelé que les 2,4 milliards d'euros de manque à gagner qu'entraînaient cette baisse de la TVA devaient se traduire par une augmentation des rémunérations. Jusqu'ici, les syndicats s'étaient dits insatisfaits par les propositions de la grille salariale.

Contrôles

Cette frilosité du secteur pousse le gouvernement à renforcer les contrôles pour vérifier que les engagements pris sont respectés. En ligne de mire, la baisse de 11,8% des prix sur au moins sept produits de la carte. Depuis le 1er juillet, seul un restaurateur indépendant sur deux applique une baisse de 10% quand 90% des grandes chaînes ont déjà baissé leurs tarifs. Une bizarrerie révélée par une première étude de la Direction générale de la concurrence, la consommation et la répression des fraudes (DGCCRF).

"Ce que j'ai demandé à la DGCCRF, c'est évidemment d'intensifier les contrôles, de vérifier ce qui se passe sur le terrain. Il y a un contrat d'avenir qui a été signé, s'ils se refusent totalement à baisser les prix, on trouvera des moyens", menace Christine Lagarde. Mais pour le moment, aucune sanction n'est prévue pour ceux qui n'appliquent pas la baisse des prix.

Pour maintenir la pression sur les restaurateurs, le gouvernement annonce toutefois le lancement, ce mercredi, d'un comité de suivi. Ce dernier aura pour mission de vérifier pendant trois ans si les engagements sont respectés. Mais comme le rappelle la ministre de l'Economie, "il faut se souvenir qu'on est à trois semaines de la date d'entrée en vigueur. Il faut laisser un petit peu de temps au temps".

 

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
pLUS PERSONNE NE DONNE LA MOINDRE CREDIBILITé à ce GENRE DE DECLARATION STUPIDE - NOS MINISTRES N'ONT PAS COMPRIS que LEURS ELECTEURS NE LES CROIENT PLUS - CETTE DECLARAATION DU MINISTRE DE L'ECONOMIE EST SANS FONDEMENT, SANS REALITé.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
TOUT CE QUI EST EXTRAVAGANT est INSIGNIFIANT - TOUT CE QUI EST FANTASMATIQUE peut être IGNORé - TOUT CE QUI EST PROMESSE n'engage que les GOGOS qui croient aveuglément - TOUT CE QUI VIOENT DES POLITICARTS ne conduit qu'à des AVATARDS
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Il faut savoir que les contrôleurs chargés de vérifier la mise en application de la baisse de TVA sont très mal accueillis par les restaurateurs. Pour ma part, je diminue mon budget restaurant de 50% car leur attitude est inadmissible. J'ai remplacé par un sandwich !
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Arrêtez de tenter de " nous bourrer le mou" !
C'était une mesure purement électoraliste et Xavier Bertrand l'a démontré à l'envie en envoyant un bulletin d'adhésion UMP à tous les cafetiers et restaurateurs.
On dépense 3 milliards pour rien ou pour recruter combien 1000/ 2000 adhérents ! ça fait combien l'adhérent ? sur 10 ans ?
La Tribune est un journal économique ? qu'elle fasse de l'économie !
Qu'elle nous explique que si les engagements de créer 40 000 emplois sur 2 ans ( ce qui fait rire tout le monde ) étaient tenus,
l'emploi créé reviendrait sur 2 ans à 150 000 euros ( 3 milliards x 2 ) / 40 000. Presque un salaire du Cac 40 !
Il y a combien de polytechniciens à Bercy ? ils ne savent plus compter ?
Le dernier bistrotier du fin fond de la Creuse est plus malin qu'eux !



a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
les salaire revalorisé a quel bel blague!! travaillant dans la restauration aucune augmentation de salaire est prévu donc ces accords c'est bien beau de les signer dans des bureaux mais a quand une application réelle?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Le gouvernement ne va pas trop hérisser le poil de son électorat toujours prompt à jouer du café du commerce auprés de ses clients.Il suffit de les écouter se plaindre à longueur d'années,les pauvres malheureux.Avant ils votaient plutôt FN,mais maintenant que Sarko marche sur les mêmes plates bandes,et leur fait de tels cadeaux ils sont heureux.Mais leur personnel certainement moins heureux que leurs patrons.

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