Airbnb dit être à l'origine de 2,5 milliards d'euros de retombées pour la France

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Le site de location d'appartements Airbnb, qui tient jeudi et vendredi 13 novembre à Paris sa deuxième édition de rencontre d'hôtes, a continué son opération séduction en dévoilant une flopée de chiffres.
Selon une étude (réalisée en association avec le cabinet de conseil économique Asterès) qu'il a présentée jeudi, l'impact économique du site américain, sur un an, en France -son deuxième marché après les Etats-Unis- atteindrait le montant de 2,5 milliards d'euros.
Ces retombées économiques "induisent 13.300 emplois, liés aux revenus des hôtes et aux dépenses des voyageurs du site", précise Nicolas Ferrari, qui souligne que le nombre de logements disponibles sur Airbnb en France "s'élève aujourd'hui à 200.000" dont "60.000 à Paris et en Ile-de-France".
Cette étude, présentée à l'occasion de la deuxième édition de "Airbnb Open", un rassemblement de 6.000 hôtes de 110 nationalités, a été menée entre septembre 2014 et août 2015 par Airbnb sur un échantillon de 3.600 personnes.
Sur cette période, 3,9 millions de voyageurs ont séjourné en France avec Airbnb. "Quand on voit que 83 millions de personnes visitent la France cette année, et que 100 millions sont attendus à horizon 2020, Airbnb contribue à faire grossir ce chiffre", avance le directeur France chez Airbnb. Depuis 2008, 6,5 millions de personnes auraient eu recours aux services de la plateforme pour visiter l'Hexagone, selon l'étude. La progression du nombre d'utilisateur de service a en effet été exponentielle. L'été 2015, 17 millions de personnes ont utilisé Airbnb dans le monde, soit... 353 fois plus qu'en 2010.
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Par ailleurs, en France, un hôte, qui a 42 ans en moyenne, gagne 1.970 euros par an en moyenne, ce qui correspondant à 26 nuitées. Cependant, Nicolas Ferrari note que "13% des hôtes sont des retraités et 55% sont en dessous du revenu médian".
A Paris, ville la plus visitée par les voyageurs d'Airbnb, 1,3 million de personnes y ont séjourné sur la période couverte par l'étude, ce qui représente 218 millions d'euros de revenus pour les hôtes parisiens et une dépense globale de 980 millions d'euros pour la ville.
Dans la capitale française, 93% des hôtes ont un seul hébergement sur le site et la durée moyenne de séjour est de 4,2 nuitées, contre 2,3 nuitées pour les voyageurs qui séjournent dans un hôtel, poursuit l'étude.
Si, d'un côté, Airbnb promeut les avantageuses retombées économiques pour la France, il faut rappeler que, d'un autre côté, son offre est accusée d'avoir un impact négatif sur le secteur de l'hôtellerie.
Le 22 octobre, l'Umih, principale organisation patronale de l'hôtellerie-restauration a fustigé "l'industrialisation" de la location d'hébergements meublés de courte durée sur les plateformes en ligne. Roland Heguy, président confédéral de l'organisation, a notamment lancé:
L'Umih se réunira avec d'autres organisations professionnelles vendredi 13 novembre à Paris pour échanger sur les dérives du modèle collaboratif. Ces organisations devraient par la suite présenter des propositions communes afin d'alerter les autorités européennes.
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