Karavel-Promovacances, ultime chance pour sauver le voyagiste Fram ?

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Article publié le 21 octobre à 09:14, puis réactualisé à 11:30
Le conglomérat chinois HNA, qui s'était associé à un partenaire minoritaire, le réseau d'agences de voyage Selectour Afat, avait déposé le 12 octobre une offre de reprise "ferme" et "in bonis" (c'est-à-dire sans passer par une procédure collective, ndlr). Mais une semaine plus tard, mardi 20 octobre, deux sources proches du dossier sont venues confirmer une information de presse sur le retrait de cette offre.
La rumeur avait pourtant été démentie quelques heures plus tôt par la direction du groupe. "Contrairement aux informations relayées par le quotidien "Les Echos", les négociations avec les repreneurs potentiels se poursuivent. Aucun retrait de l'offre HNA/Selectour n'a été reçue à ce jour", avait alors tenu à préciser un porte-parole du voyagiste.
Le 9 septembre, le puissant groupe chinois avait demandé à procéder à un audit financier approfondi. Ce dernier "leur avait été accordé et se traduit aujourd'hui par le dépôt d'une offre ferme sur le Groupe Fram", rappelait un communiqué du voyagiste la semaine dernière.
Mercredi 21 octobre, le partenaire minoritaire du conglomérat chinois, Selectour Afat, a déploré ce retrait.
Les regards se tournent désormais vers le français Karavel-Promovacances, spécialisé dans la vente de séjours via internet, et second candidat au rachat. Si pour l'instant, aucune information ne circule sur le montant qui pourrait être consacré à cette reprise, le voyagiste a d'ores et déjà fait savoir qu'elle ne pourrait avoir lieu qu'après le dépôt de bilan de Fram.
A ce stade, le direction de Fram n'a pas souhaité faire de commentaires à ce stade, indique par ailleurs l'AFP.
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Si l'entreprise de 670 salariés est en grande difficulté financière, plusieurs spécialistes du secteur du tourisme sont convaincus qu'il y aura un repreneur : "Karavel a un dossier sérieux et s'il y a un plan de continuation, les clients de Fram ne se rendront compte de rien", a commenté à l'AFP un acteur du secteur."Le retrait des Chinois est une très bonne nouvelle, car leur offre ne comportait aucune stratégie industrielle, alors que c'est le cas pour Karavel. Il y aura sans doute un plan social important, mais il y en aurait eu un aussi avec HNA", indique un autre acteur du tourisme, sous couvert d'anonymat.
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