À peine levées (comme celles des États-Unis le 8 novembre), toutes les restrictions se rétablissent à la vitesse de l'éclair - mais la course de vitesse semble mal partie car, vendredi dernier, à l'aéroport Schipol d'Amsterdam, ont atterri deux avions...
L'activité touristique mondiale va encore perdre 2.000 milliards cette année, grosso modo, une perte comparable à celle de 2020. Et pourtant, ça s'annonçait bien avec un bon troisième trimestre 2021 et un quatrième encore meilleur avec la ré-ouverture le 8 novembre de la frontière des Etats-Unis fermée depuis mars 2020...
L'intitulé du communiqué de l'Organisation mondiale du tourisme sonnait presque comme une bonne nouvelle : "Le tourisme mondial connaît une embellie au troisième trimestre, mais la reprise reste fragile". Cependant, à l'avant-dernier paragraphe d'un long communiqué, on apprend que le secteur touristique va encore "perdre 2.000 milliards de dollars (1.780 milliards d'euros) cette année 2021 sous l'effet des restrictions liées à la pandémie de Covid-19". Grosso modo, le même plongeon qu'en 2020, une année pourtant fort différente à maints égards.
L'imprévisibilité, ennemie du tourisme et des affaires
Mais ce qui n'a pas changé d'une année sur l'autre, c'est l'imprévisibilité.
Et de fait, 2021 a été bien chahutée. Tandis que le troisième trimestre constituait effectivement une "embellie" avec la réduction de la pandémie, le quatrième trimestre a fini par faire renaître tous les doutes avec la nouvelle flambée d'une impensée cinquième vague déferlant sur toute l'Europe contrainte d'endosser à nouveau le statut d'épicentre mondial de l'épidémie.
Et cela, avant même l'arrivée d'un nouveau variant baptisé Omicron par l'OMS, plus redoutable que le Delta et potentiellement résistant aux vaccins actuels, qui a été repéré en Afrique du Sud mercredi dernier, le dernier "variant d'intérêt" (ou "variant préoccupant") à avoir été détecté après le variant "Mu" en Colombie en janvier dernier.
L'embellie aura donc été de très courte durée, le tourisme mondial faisant les montagnes russes. Il y a moins d'un mois encore, le 8 novembre, les frontières américaines, fermées depuis mars 2020, se rouvraient enfin, laissant espérer un retour plus ou moins rapide des touristes des deux côtés de l'Atlantique, à condition d'être vaccinés contre le Covid-19 bien sûr.
La levée progressive de ce « travel ban » américain qui avait inclus non seulement l'Union européenne mais bien d'autres zones ou pays comme la Chine, l'Inde ou le Brésil, laissait espérer un retour à la vie normale sur tout le globe.
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