Tourisme : dans l'ouest de la France, Slow Village surfe sur le "slow tourisme"
Frédéric Thual
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slow village
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« C'est un concept où la première actrice est la nature », résume David Letellier, à l'origine des six parcs de loisirs Slow Village implantés dans l'Ouest de France depuis sept ans. Le dernier d'entre eux a ouvert sur l'île de Ré en avril dernier. Et comme à Biscarrosse, le premier site à avoir décroché la distinction en octobre dernier, il devrait postuler l'automne prochain à l'Ecolabel Européen décerné par l'Afnor. Une marque de reconnaissance des travaux accomplis ou engagés. D'ici là, Slow Village Loire Vallée en Anjou, Slow Village dans le Nord Finistère, le château des Forges à Angers et Slow Village à Lacanau seront, eux aussi, passés sous les fourches caudines de l'agence de normalisation.
« C'est notre seule feuille de route. Elle nous aide à structurer une démarche écoresponsable et à élaborer un plan d'actions sur plusieurs années », affirme David Letellier, ex-communicant dans le secteur du tourisme, qui a mis à profit ses quinze années d'expérience pour fonder Slow Group en 2015 et répondre à l'envie de nature des Français.
« Le Slow Tourisme, je n'y connaissais rien. Ce qui m'intéresse, c'est de développer un concept aux valeurs environnementales et humaines affirmées, dans des lieux où la densité d'hébergement est faible. La labellisation, remise en cause tous les trois ans, nous aide à respecter nos engagements », explique-t-il.
Selon la définition du Ministère de l'économie, des finances et de la relance, le Slow Tourisme est un « tourisme du temps choisi, garant d'un ressourcement de l'être (pause, déconnexion, lâcher-prise, mais aussi bien-être, temps pour soi, santé), peu émetteur de CO2, respectant l'écosystème du territoire d'accueil et synonyme de patience, de sérénité, d'améliorations des connaissances et des acquis culturels. » Tout un programme.
Sur le terrain, la démarche de transition écologique représente des investissements d'un à plusieurs millions d'euros pour mettre les sites de Slow Village en ordre de marche.
Frédéric Thual
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