Sécurité dans les aéroports : la France aussi s'oriente vers les scanners corporels

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(Crédits : © 2010 Thomson Reuters)
Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a annoncé que Nicolas Sarkozy avait demandé à un groupe de travail de rendre des propositions sur les scanners corporels dans les aéroports "dans moins d'un mois".

La sécurité dans les aéroports et les avions est redevenue un sujet d'actualité brûlante depuis la tentative d'attentat de la part d'un Nigérian (qui vient d'être inculpé de tentative d'assassinat par la justice américaine) sur un vol Amsterdam-Detroit de Northwest Airlines le 25 décembre dernier. L'une des réponses envisagées dans de nombreux pays, des Etats-Unis à l'Europe, est la généralisation des scanners corporels. La France pourrait s'y mettre elle aussi.

Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a en effet annoncé ce mercredi sur Europe 1 que Nicolas Sarkozy avait demandé à un groupe de travail de rendre des propositions sur les scanners corporels dans les aéroports "dans moins d'un mois". La Direction générale de l'Aviation civile (DGAC) du ministère des transport a précisé qu'elle expérimentera ces scanners "dans les meilleurs délais", notamment dans les aéroports parisiens, gérés par Aéroports de Paris (ADP). Selon le ministre de l'Intérieur, "il y a aussi des appareils qui détectent les traces de poudre explosif" et "les chiens qui sont très efficaces". Et de souligner: "ce sera tranché dans moins d'un mois".

Une réunion tenue à l'Elysée sur ce sujet a aussi permis "de confirmer le niveau rouge du plan Vigipirate". "Nous mobilisons des forces importantes notamment dans le secteur aérien", avec "3.800 fonctionnaires de la Police aux frontières et 1.019 gendarmes" Depuis le 25 décembre, de nouvelles mesures ont été adoptées, notamment "le renforcement des patrouilles dans les zones aéroportuaires", a-t-il ajouté :  "100% des passagers qui se rendent aux Etats-Unis à partir d'un aéroport français font l'objet d'une fouille systématique".

Brice Hortefeux a également indiqué que la France allait élargir la liste "des pays à risque", qui en compte actuellement sept, à une tranche "de 20 à 30" pays, et "recueillir le plus d'informations possibles avant l'embarquement". Les Etats-Unis ont déjà indiqué des contrôles renforcés pour les passagers des vols vers et depuis les paus à risque, susceptibles de soutenir le terrorisme comme le Yemen, le Pakistan, l'Iran... Il a également indiqué que depuis le 1er janvier, les compagnies qui ne donneraient pas la liste de leurs passagers seront sanctionnées financièrement, au moment de l'embarquement, d'une amende de 50.000 euros.

Le sujet pourrait être débattu au Parlement. La députée PS des Deux-Sèvres Delphine Batho a demandé dans un communiqué à ce que Brice Hortefeux soit "auditionné rapidement par la commission des Lois de l'Assemblée nationale". Le Parlement doit être "informé" et "associé" aux mesures qui seront prises par la France dans cette lutte, selon elle.

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Commentaires
a écrit le 07/01/2010 à 7:00 :
plusieurs réactions à chaud:
éthique: scandaleux... pourquoi tous nus sans scanner? on verrait encore mieux!
technique: avec la miniaturisation les dissimulations pourraient être annales ou vaginales
donc ethique future: devra-t-on eusuite supporter les fameuses fouilles au corps policières?
plan légal: le parlement européen s'est opposé en 2008 aux scanners - quid du parlement français? - il y a des aussi des aspects légaux très stricts qui empêchent l'observation de l'intimité des personnes

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