Vol Rio-Paris : début de polémique autour du rôle des pilotes

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Le syndicat des pilotes d'Air France s'élève contre la multiplication de rumeurs non confirmées sur les circonstances de l'accident du vol Rio-Paris, en particulier sur le rôle de l'équipage.

Depuis la découverte début mai des boîtes noires de l'A330, les informations pour tenter d'expliquer les circonstances et les causes de l'accident, le 1er juin 2009 au large du Brésil, affluent, semant la confusion dans le milieu aéronautique.

D'après le magazine allemand Der Spiegel, l'accident qui a fait 228 morts serait dû à un décrochage brutal de l'appareil à cause du gel des sondes de mesure de vitesse Pitot, ce qui avait déjà été mis en avant par les enquêteurs.

L'hebdomadaire affirme aussi que le commandant de bord ne se trouvait pas dans le cockpit au moment où l'avion a rencontré les premières difficultés sur sa route. Ce dernier aurait regagné à la hâte le cockpit et crié des instructions à ses deux copilotes, moins expérimentés que lui.

Dans un communiqué diffusé lundi, le SNPL-France Alpa dénonce des "soupçons infondés" et souligne qu'une éventuelle absence du commandant de bord dans le cockpit serait "tout à fait conforme aux règles internationales."

"En effet, sur de tels vols longs, un pilote de renfort est obligatoirement prévu afin que chacun des membres de l'équipage puisse prendre du repos à un moment du vol. Deux pilotes restent en permanence aux commandes conformément aux règles de certification de l'avion", explique le syndicat.

Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) voulait prendre le temps d'analyser les données des boîtes noires avant de livrer, dans plusieurs semaines, de premiers éléments sur les circonstances de l'accident.

Mais les enquêteurs ont décidé d'avancer en partie leur calendrier en raison "des informations parcellaires et plus ou moins contradictoires" rapportées dans la presse et qui peuvent "affecter la sérénité de l'enquête".

Il a donc annoncé vendredi dernier que des éléments factuels sur les circonstances de l'accident, mais non sur les causes, seraient publiés ce vendredi.

Air France et Airbus ont été mis en examen en mars pour homicides et blessures involontaires dans l'enquête sur la catastrophe.

L'hypothèse d'un problème sur les sondes de mesure de vitesse du type Pitot, fabriquées par Thales et qui équipaient les A330 et A340, a été avancée comme une cause possible du drame. Les Pitot ont été remplacées par d'autres sondes sur toute la flotte Air France après l'accident.

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Commentaires
a écrit le 31/05/2011 à 12:56 :
C'est certainement un faute de pilotage mais peut-on qualifier de faute de pilotage le fait de n'avoir pu récupérer un avion manuellement quand on n'a aucun repère spatial et dans l'obscurité la plus totale; que les instruments donnent des informations erronées, voire vicieuses et que l'urgence commande de ne surtout pas chier dans son froc quant à l?angoisse
Qui vous étreint inexorablement. Personne n?aurait souhaité être à leur place pendant
Les 3 minutes et 30 secondes qu?ont duré leur chute.

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