Rio-Paris : l'action inexplicable des pilotes expliquée ?

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Le syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) estime que le rapport d'expertise judiciaire, présenté mercredi aux parties civiles de l'accident de l'Airbus A330 d'Air France, apporte "des éléments essentiels" qui manquaient, selon lui, au rapport des enquêteurs de cet été. Les informations sur l'altitude de l'avion auraient notamment été erronées.

Un récent rapport des experts judiciaires montre que les pilotes du vol Rio-Paris disposaient d'informations erronées non seulement sur la vitesse de l'avion, mais aussi sur son altitude, déclare ce vendredi le syndicat SNPL France Alpa.

Le Syndicat national des pilotes de lignes d'Air s'étonne, dans un communiqué, que le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) n'ait pas "analysé, ni même évoqué" cet élément "essentiel" dans son enquête administrative d'août dernier sur la catastrophe.

La juge Sylvia Zimmermann, qui mène l'instruction sur l'accident qui a fait 128 morts en juin 2009 lorsque l'avion s'est écrasé dans l'Atlantique, a présenté mercredi aux parties civiles un rapport d'étape des experts judiciaires.

Ce document fait état de "confusion au sein de l'équipage" sans pour autant en tirer de conclusions.

Des représentants des victimes et des syndicats de pilotes reprochent depuis le début de l'enquête au BEA de chercher à mettre en cause le comportement des pilotes de l'AF-447, qui n'auraient pas effectué les bonnes procédures en cas de décrochage de l'appareil.

Selon l'enquête de l'organisme liée à l'aéronautique et au ministère des Transports, l'équipage n'a pas compris ce qui lui arrivait et n'a pu diagnostiquer le problème.

Il a "cabré" l'avion, qui s'est mis alors à chuter comme une pierre, alors qu'il aurait fallu au contraire le faire "piquer" pour reprendre de la portance.

Or, selon le SNPL, "on sait aujourd'hui que non seulement les pilotes ne disposaient plus d'information sur la vitesse de l'avion, mais également que les altitudes affichées dans le cockpit étaient fausses".

Ceci expliquerait pourquoi les pilotes auraient "cabré et cherché à reprendre de l'altitude car ils pensaient "être en dessous de leur altitude de croisière."

Le syndicat avait déjà suspendu sa participation à l'enquête en reprochant au BEA d'avoir exclu des éléments de son rapport d'août dernier.

Des familles de victimes ont demandé de leur côté à la juge d'instruction d'entendre des représentants du BEA dont elles mettent au cause la partialité.

La juge Sylvie Zimmermann avait mis en examen en février dernier Air France et Airbus dans ce dossier pour homicide involontaire.

Ces mises en examen ne sont pas remises en cause par les experts judiciaires, avait estimé mercredi un avocat des familles de victimes.

"Non seulement (les mises en examen-NDLR) restent valables mais se trouvent validées par le rapport d'expertise, en tout cas rien n'est remis en cause", avait déclaré Me Alain Jakubowicz aux journalistes.

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Commentaires
a écrit le 10/10/2011 à 14:51 :
Le SNPL considére toujours que les pilotes ne commettent jamais d'erreur alors que c'est la principale cause d'accident (Habsheim, Mont Saint-Odile...)
a écrit le 10/10/2011 à 8:01 :
Meme ma montre sait trouver l'altitude meme approximative ou je me trouve ! Il serait hallucinant qu'un avion n'outrepasse pas les commandes de pilotes si un pauvre gyroscope a 5dollars avec une sonde de pression atmospherique a 3dollars n'indiquait une mauvaise posture de l'avion.
Réponse de le 10/10/2011 à 10:01 :
La montre aurait donné une altitude constante (altitude cabine) car celle-ci est pressurisée!
a écrit le 09/10/2011 à 7:31 :
La Tribune.
Rien à ajouter! J'ai déjà tout dit; mais j'ai été censuré puisque vous ne publiez que ce qui arrange l'état, Airbus-EADS et Air-France. Je suis désolé pour les familles des victimes et les "têtes de turc" (personnel navigant, mort et toujours coupable).
Jean-Claude Meslin

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