Sernam : des industriels intéressés par une reprise

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L'administrateur judiciaire a indiqué lundi soir que "plusieurs industriels du secteur l'avaient saisi de leur intention de déposer une offre de reprise". Ils ont sollicité un délai supplémentaire qui leur est accordé jusqu'au 9 mars.

Le dossier de la reprise du Sernam pourrait connaître prochainement des rebondissements. L'administrateur judiciaire a indiqué lundi soir que "plusieurs industriels du secteur l?avaient saisi de leur intention de déposer une offre de reprise". Ils ont toutefois sollicité un délai supplémentaire à cet effet.

L?administrateur judiciaire a du coup reporté la date limite de dépôt des offres au vendredi 9 mars 2012. A cette occasion, il a rappelé qu'il recherchait "un ou plusieurs plans de cession portant sur la totalité des activités de Sernam". Dans une telle issue, les repreneurs ne seront pas tenus de reprendre le passif des entreprises.

Période d'observation

L'ancienne filiale de la SNCF privatisée en 2005 enchaîne les exercices déficitaires. L'entreprise de transport de messagerie et de transport express a été placée en redressement judiciaire le 31 janvier par le tribunal de commerce de Nanterre, qui a décidé d'une période d'observation de six mois.

Spécialiste du transport express de colis et de palettes, Sernam mobilise chaque jour un réseau national de 50 agences, 550 tracteurs routiers et 2.700 collaborateurs et sous-traitants. Sernam est détenu majoritairement par Butler Capital Partners (80,32 % du capital) et a réalisé en 2011 un chiffre d'affaires de 298 millions d'euros.

Procédure à Bruxelles dissuassive

La société de fret et de logistique de la SNCF, Geodis, a renoncé la semaine dernière à son projet de reprise. La décision de Geodis s'explique par les incertitudes trop importantes liées à des procédures en cours à Bruxelles. Depuis plus de dix ans, une procédure européenne est instruite en effet sur des aides publiques dont Sernam aurait bénéficié indûment alors qu'il était dans le giron de la SNCF.

Le risque du repreneur est de devoir verser une amende (qui pourrait s'élever à 150 millions d'euros). Evidemment, ça décourage ! Le ministre des Transports, Thierry Mariani, compte d'ailleurs assurer au commissaire à la Concurrence, Joaquin Almunia, que le projet de reprise du transporteur Sernam respecte la législation européenne, a-t-il indiqué à l'AFP peu avant leur rencontre ce mardi.

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Commentaires
a écrit le 16/03/2012 à 5:34 :
sernam c'est un joyau du capitalisme, le kiffe total pour les liberaux le cauchemar pour les employés.
j'aimerais receuillir des témoignages d'employés du sernam sur leurs conditions de travail depuis l'annonce de la liquidation judiciaire
a écrit le 29/02/2012 à 19:16 :
moi je suis interim au sernam on fait quoi
Réponse de le 06/03/2012 à 13:16 :
Hélas rien, ni les sous traitants ni les intérimaires ne seront repris.
a écrit le 28/02/2012 à 20:15 :
etles 1400 sous traitant on en fait quoi ?????????
Réponse de le 29/02/2012 à 14:48 :
De toute façon il faut sauvé tous le monde autant les affrétés que les salariés.
Réponse de le 29/02/2012 à 20:08 :
Nous avons eu Serman en transporteur ils sont pas Fiables sur le transport, c est vrai qu il faut les sauvées mais aussi ils va falloir qu ils se remettes en questions par rapport à leurs façon de travailler ça fait peur comme même, par l avis de grande sociétés ils veulent plus travailler ensemble.

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