La SNCM poursuit son mouvement de grève
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La grève, entamée mercredi, se poursuit ce vendredi à la SNCM, malgré les promesses du gouvernement. Celle-ci avait certes été décidée de longue date par l'ensemble des organisations syndicales à l'exception du Syndicat des travailleurs corses (STC). Mais mardi l'annonce par le Premier ministre de 30 millions d'euros d'apport supplémentaire de l'Etat, loin de rassurer les salariés, n'a fait que renforcer leurs craintes d'un possible "abandon du plan industriel" décidé par les actionnaires en septembre.
Cité par l'AFP, Jean-François Simmarano, représentant CGT des personnels sédentaires explique:
Il y a une union sacrée à Marseille autour de la SNCM
Selon Maurice Perrin, représentant de l'intersyndicale (CFE-CGC, CGT marins, Syndicat autonome des marins de la marine marchande, CFDT) et membre (CFE-CGC) de l'encadrement depuis une trentaine d'années, ce mouvement est "sans précédent (dans l'entreprise), par l'unité qui se manifeste entre toutes les catégories de personnels, marins, officiers et sédentaires".
Et pour cause: "Il y a une union sacrée à Marseille autour de la SNCM pour défendre le projet industriel. La balle est dans le camp du gouvernement".
Pour l'heure, la direction de la compagnie a annoncé jeudi qu'elle se joignait à la plainte déposée en décembre par la CGT-marins auprès de la Commission européenne "pour aide d'Etat illégale aboutissant à des pratiques anticoncurrentielles", visant tout particulièrement Corsica Ferries.
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