L'accélération du développement de Transavia France proposée ce lundi par la direction d'Air France-KLM et d'Air France en contrepartie d'une légère "suspension" du projet de création de Transavia Europe, pourrait passer par la création d'une.... "deuxième Transavia France".
C'est, selon des sources concordantes, le schéma retenu par Alexandre de Juniac et Frédéric Gagey, les PDG d'Air France-KLM et d'Air France, s'ils dénoncent l'accord de création de Transavia France de 2007, comme ils ont menacé de le faire.
L'idée est de résoudre une équation contradictoire : comment accélérer le développement de Transavia France alors que la dénonciation des accords contraint à l'immobilisme pendant 15 mois, la période durant laquelle les accords sont toujours valables après une dénonciation d'accords. Au-delà de ces 15 mois, à défaut de négociation d'un nouvel accord, l'entreprise pourra imposer de manière unilatérale les conditions de travail.
Pendant cette période de 15 mois, la direction entend donc laisser Transavia France à 14 avions (la limite fixée dans l'accord de 2007) et affecter la croissance prévue dans une autre Transavia France avec du personnel disposant de contrats en phase avec les souhaits de la direction. Au bout de 15 mois, au moment donc de la fin de la validité des accords de "Transavia France historique", cette dernière fusionnerait avec "la nouvelle Transavia France", avec les conditions de travail de cette dernière. Celles-ci s'appliqueraient donc à tous les personnels de Transavia France.
Lundi, devant la presse, Alexandre de Juniac avait fait allusion à ce projet, sans le préciser.
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Un tel schéma suscite plusieurs interrogations pratiques. Notamment celle concernant le personnel. "Qui acceptera de travailler dans cette nouvelle Transavia pendant ces 15 mois?", s'interroge un observateur.
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