LGV : l'Etat doit arrêter de financer de nouvelles lignes selon le Sénat

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Les huit sénateurs de droite et de gauche qui ont participé à l'étude préconisent d'investir massivement pour améliorer et renouveler le réseau ferroviaire existant.
Les huit sénateurs de droite et de gauche qui ont participé à l'étude préconisent "d'investir massivement" pour améliorer et renouveler le réseau ferroviaire existant. (Crédits : © Eric Gaillard / Reuters)
Un rapport de la Haute assemblée demande de consacrer plus de moyens aux lignes existantes. La question de la dette de SNCF Réseau est également mise sur la table.

Les sénateurs veulent mettre un coup d'arrêt aux créations de lignes à grande vitesse (LGV). Selon un rapport publié jeudi, ils recommandent à l'Etat de "geler pendant une quinzaine d'années le financement des nouveaux projets" en préconisant de se concentrer sur "la modernisation des réseaux existants".

Plusieurs projets de LGV sont donc pointés du doigt : les lignes Bordeaux-Toulouse, Bordeaux-Dax, Poitiers-Limoges (dont la déclaration d'utilité publique a été annulée par le Conseil d'Etat) et Montpellier-Perpignan "apparaissent comme des investissements excessifs" affirme le rapport, qui demande donc leur report.

A la place, les huit sénateurs de droite et de gauche qui ont participé à l'étude préconisent "d'investir massivement" pour améliorer et renouveler le réseau ferroviaire existant. Pour l'instant, le budget de ce poste est d'environ 2,5 milliards d'euros par an, et devrait passer à 3 milliards d'euros d'ici 2020. Selon les sénateurs, il est "indispensable de dégager 1 à 2 milliards (d'euros, ndlr) supplémentaires" chaque année.

Le retour de l'écotaxe ?

Par ailleurs, le rapport s'attaque également à la question de la dette de SNCF Réseau, qui dépasse 44 milliards d'euros. D'après ses rédacteurs, il faudrait une "reprise, même partielle de la dette de SNCF Réseau" ou "ou son cantonnement dans une structure dédiée" afin de "redonner des marges de manoeuvre" à l'entreprise publique.

Enfin, les sénateurs constatent que les crédits alloués aux rails, routes et canaux sont "insuffisants pour faire face aux engagements souscrits". Pour permettre à l'Agence de financement des infrastructures de transports de disposer d'un meilleur budget, ils préconisent une...."écotaxe" sous la forme d'une redevance ou d'une vignette pour les poids lourds, une idée qui ressemble à s'y méprendre au projet enterré par le gouvernement en octobre 2014.

 (Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 29/09/2016 à 16:57 :
Pour financer de nouvelles LGV, je propose de supprimer le Sénat et ses innombrables commissions inutiles.
Le budget du Sénat, c'est environ 320 millions par an. Plus, une vingtaine de millions pour la chaîne Pulic-Sénat.
Ca nous dégage donc 3,4 milliards sur 10 ans. (6,8 milliards sur 20 ans)
Ah ben, tiens! Ca représente le budget nécessaire à la construction de la LGV Bordeaux - Toulouse.
Donc, tous les 20 ans, le Sénat engloutit une ligne LGV...
a écrit le 29/09/2016 à 11:51 :
L'abandon de l’écotaxe pour les poids lourds fut LA grave erreur de ce gouvernement. Un texte adopté par tous les bords politiques et qui pourtant a été abandonné en rase campagne en 2013, certes face à une bande irréductibles gaulois. Un signe de faiblesse qui donna le ton du mode de gouvernance. Sans parler de ce que cela à coûté au contribuable.
Maintenant il faudra certainement deux fois plus de moyens pour revenir à l’état initial d'une taxe qui parait pourtant la logique même.
a écrit le 29/09/2016 à 9:42 :
C'est quel député qui s'est fait prendre l'année dernière je crois bien touchant 200000 euros par an de TOTAL pour faire du lobbying ? Je sais plus, aucune importance puisque nous connaissons dorénavant la compromission de nos élus avec le lobby pétrolier et autres forcément, ce genre de prises de position est sans surprise même si désespérant.
Réponse de le 01/10/2016 à 14:40 :
Il est inutile de construire des lignes LGV pour des trains qui roulent rarement à leur vitesse maximale d'exploitation. J'utilise régulièrement des tgv dont aucun n'a jamais atteint sa vitesse d'exploitation de 320 kmh, tout au plus 240 à 260 kmh dans le meilleur des cas. Alors faisons des économies car plus une rame roule vite et plus le réseau ferré souffre et à besoin de maintenance rapproché ce qui ajoute au coût d’exploitation.
Gagner 20 minutes sur un trajet comme Paris Bordeaux est insignifiant au regard des dépenses engagées.
Rendons au on sens tout son sens.

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