Lufthansa compte cesser de brûler du cash l'an prochain
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Kai Pfaffenbach
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Au printemps dernier, au moment du grand "shutdown" du transport aérien, le groupe Lufthansa, composé de la compagnie allemande du même nom, d'Austrian Airlines, de Swiss et de Brussels Airlines, perdait 25 millions d'euros par jour. L'an prochain, grâce aux effets de son plan de restructuration, à la mise en ligne de 50% de son offre en sièges et à la vigueur du trafic de marchandises, le groupe allemand espère recommencer à faire entrer du cash dans les caisses. A titre de comparaison, l'ensemble du secteur devrait encore brûler entre 60 et 70 milliards d'euros de cash l'an prochain.
Après avoir limité l'hémorragie de cash à 200 millions d'euros par mois, le groupe allemand s'attend à consommer 350 millions au cours du troisième trimestre (juillet-septembre), en raison de la deuxième vague de Covid-19. Cet hiver, Lufthansa n'assurera que 25% de son offre, deux fois moins que prévu, et clouera au sol 125 avions supplémentaires.
Le groupe a indiqué en septembre qu'il comptait supprimer plus de postes que les 22.000 déjà annoncées au printemps. Jusqu'à 30.000 emplois sont menacés, alors que 150 avions sortiront de la flotte d'ici à 2025 (sur 763). Lufthansa assure vouloir trouver des accords pour "limiter le nombre de licenciements secs", notamment grâce à davantage de temps partiel. Ces négociations avancent entement.
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Le groupe a affiché une perte d'exploitation de 1,3 milliard d'euros au cours du troisième trimestre et 4,1 milliards d'euros depuis au cours des neuf premiers mois de l'année. Le tout pour un chiffre d'affaires en chute de 60% à 11 milliards depuis janvier, et un fort recul du nombre de passagers de 71%. Pour survivre à de telles pertes, Lufthansa a bénéficié d'un vaste plan de sauvetage des pays dont son originaires les différents compagnies du groupe dépassant 11 milliards d'euros: 9 milliards d'euros de Berlin, 450 millions de Vienne, 1,2 milliard de Berne, et 290 millions de Bruxelles. Aujourd'hui, le groupe dispose de 10,1 milliards d'euros de liquidités. En contrepartie, le gouvernement allemand, qui est entré à son capital à hauteur de 25%.
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