« Le covoiturage est un levier important. Si vous ne l'utilisez pas, vous ne pouvez pas faire de transition écologique », martèle Thomas Matagne, président-fondateur d'Ecov, une startup qui met en relation les usagers sur certains trajets référencés. La défense du covoiturage a le vent en poupe. Dimanche dernier, dans une émission diffusée par France 3, le ministre délégué chargé des Transports, Clément Beaune, s'est dit, lui, « ouvert à l'idée de réserver une voie du périphérique (parisien) au covoiturage, sous couvert d'une étude d'impact préalable ». L'objectif est multiple : réduire le nombre de voitures et ainsi les embouteillages, privilégier les transports en commun qui emprunteraient aussi ces voies réservées et, par la même occasion, réduire les émissions de gaz à effet de serre.
De fait, le covoiturage permettrait de diminuer d'environ un tiers les émissions de CO2 par rapport à une situation où le covoiturage ne se développerait pas, d'après une étude du Shift Project.
Concrètement, une voie, la plus à gauche du périphérique, serait empruntée uniquement par les véhicules ayant à leur bord au moins deux personnes le matin et le soir lors des heures de pointe. Ce projet avait été présenté pour les Jeux olympiques 2024 et devait rester en place après l'événement. Mais une vaste consultation publique menée par la mairie a montré un refus à 80%, les usagers craignant une plus forte congestion du trafic routier sur un réseau déjà saturé.