Covoiturage, vélo, trottinettes… les grands gagnants de la grève
Marie Nidiau
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Un RER sur dix, un TER sur dix, un TGV sur trois... Les transports en commun sont fortement perturbés en cette journée de mobilisation contre la réforme des retraites. Si certains optent pour le télétravail afin de ne pas être bloqué, d'autres se rendent sur site par d'autres moyens. Si vous choisissez la voiture, vous ne serez sûrement pas les seuls ! De nombreux utilisateurs se tournent vers les mobilités douces ou le covoiturage. Les entreprises du secteur ont relevé des hausses importantes du nombre d'utilisateurs en amont de la grève et se sont mises en ordre de bataille pour cette journée exceptionnelle du 19 janvier.
Pour éviter la saturation du trafic dans la région, Ile-de-France Mobilités propose d'offrir le covoiturage à tous les franciliens. « Ce n'est pas la première fois que nous mettons en place ce dispositif, tout est très bien expliqué sur l'application », assure un porte-parole. Le syndicat des transports d'Ile-de-France a fait le choix d'un partenariat avec trois plateformes de covoiturage : Karos, Klaxit et Blablacar Daily. Les conducteurs peuvent s'inscrire sur ces plateformes et se verront dédommager pour leurs trajets jusqu'à 4,5 euros. Les passagers peuvent quant à eux réserver leur parcours sur l'application Ile-de-France mobilités.
Une mesure qui a permis aux plateformes partenaires de voir les inscriptions bondir aujourd'hui.
Pour ce week-end, on s'organise. La SNCF ayant annoncé de fortes perturbations sur l'ensemble du réseau TGV ce jeudi, les demandes de Blablacar ont été multipliées par deux pour des réservations ce jeudi mais aussi pour ce week-end. « Il y a une anticipation d'éventuelles perturbations sur le reste de la semaine. »
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En revanche, les transports dans les zones périurbaines ou rurales ont été peu modifiés, la voiture étant souvent le seul moyen de se rendre au travail. La start-up Ecov permet notamment de proposer des trajets en covoiturage dans les zones rurales. Sur cette journée, elle a enregistré une baisse de la fréquentation de son réseau. « Nos lignes de covoiturages sont souvent complétées par des transports en commun dans une deuxième partie du trajet donc les gens sont restés chez eux », a souligné Thomas Matagne, président fondateur d'Ecov. Dans l'ensemble, les syndicats de transports ont d'ailleurs encouragé le télétravail pour ceux qui le pouvaient.
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