La Région Bretagne a chargé la compagnie Zephyr & Borée d’étudier le transfert du transport routier vers le maritime à voile. Sur longue distance, le transport à la voile est compétitif, bon pour le bilan carbone mais freiné par les délais de livraison.La filière vélique a le vent dans les voiles. À l'horizon 2030, ce sont quelque 1.600 navires qui pourraient être équipés d'une propulsion à voile, selon des chiffres dévoilés lors du salon Wind for Goods, qui vient de se tenir à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Et 2024 a marqué la concrétisation de plusieurs projets liés à la décarbonation du transport maritime. Alors que la coopérative de transport maritime à la voile Windcoop a lancé la construction de son premier voilier cargo en vue d'une entrée en service en 2027, l'armateur breton Grain de Sail a inauguré et mis en service son deuxième navire.
Sur ce segment du transport vélique, la Région Bretagne veut accélérer et accroître un engagement pris dès 2021. Après avoir adopté fin 2023, sa feuille de route positionnant le fret à la voile comme une filière économique et un pilier de la décarbonation du transport de marchandises, la collectivité territoriale vient de faire estimer le potentiel du cabotage à la voile - transport sur courte distance à l'échelle régionale - comme alternative au transport routier. Les résultats sont mitigés selon que la distance du voyage est grande.
Bénéfique vélique moindre, surcoût de + 1.800%
« Nous étions régulièrement interrogés par des porteurs de projets de cabotage à propulsion vélique en raison des nombreux points de débarquement de la région. Le cabotage vélique est l'un de nos premiers chantiers engagés en 2024. Nous avons voulu en vérifier la pertinence économique et écologique », a expliqué à Saint-Nazaire, Stéphane Pennanguer, chef du service des politiques maritimes et des stratégies de la zone côtière, au Conseil régional.