Trump finalise son plan de sauvetage des compagnies aériennes américaines

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Delta pas tentee par le 737 max, se dit fidele a l'a321 d'airbus
Edgard Garrido

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Delta pas tentee par le 737 max, se dit fidele a l'a321 d'airbus
Edgard Garrido
Alors que dans son gigantesque plan de relance de 2.200 milliards adopté vendredi dernier, le Congrès a déjà réservé 50 milliards de dollars aux compagnies aériennes pour qu'elles préservent l'emploi, Donald Trump a affirmé jeudi que ses équipes présenteraient au cours du week-end un plan de sauvetage aux transporteurs aériens asphyxiés financièrement par la pandémie de Covid-19. Ils représentent des centaines de milliers d'emplois directs et indirects et sont cruciales au fonctionnement de la première économie du monde.
"Cela avance vite", a-t-il encore souligné.
Il n'a pas exclu que des discussions directes "avec certaines ou toutes les compagnies aériennes" puissent se tenir dès ce week-end.
Mais, malgré la chute de leurs recettes, les quatre grandes compagnies américaines, American Airlines, United Airlines, Delta Air Lines et Southwest, hésitent à accepter l'aide publique. Elles ne sont pas forcément prêtes à accepter les contreparties que suggère le gouvernement. L'une d'elles prévoit une prise de participation au capital, dont l'ampleur dira si c'est une nationalisation ou pas. Dans tous les cas, cette hypothèse est considérée comme une ligne rouge par les dirigeants des compagnies aériennes, selon des sources industrielles. Car ils redoutent que l'Etat actionnaire ne soit un repoussoir pour les marchés financiers.
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Modèles de rentabilité depuis une dizaine d'années, les compagnies aériennes n'ont pas su se constituer un trésor de guerre et ont consacré près de 40 milliards de dollars en rachat d'actions afin de doper leur cours de bourse et choyer leurs actionnaires. Les salariés n'ont pas été oubliés. Les compagnies ont été les plus généreuses du secteur au niveau mondial, en augmentation ou en primes, notamment Delta.
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