Trump finalise son plan de sauvetage des compagnies aériennes américaines

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(Crédits : Edgard Garrido)
Alors que dans son gigantesque plan de relance de 2.200 milliards adopté vendredi dernier, le Congrès a déjà réservé 50 milliards de dollars aux compagnies aériennes pour qu'elles préservent l'emploi, Donald Trump a affirmé jeudi que ses équipes présenteraient au cours du week-end un plan de sauvetage aux transporteurs aériens asphyxiés financièrement par la pandémie de Covid-19. Mais ces derniers hésitent à recevoir l'aide publique.

Alors que dans son gigantesque plan de relance de 2.200 milliards adopté vendredi dernier, le Congrès a déjà réservé 50 milliards de dollars aux compagnies aériennes pour qu'elles préservent l'emploi, Donald Trump a affirmé jeudi que ses équipes présenteraient au cours du week-end un plan de sauvetage aux transporteurs aériens asphyxiés financièrement par la pandémie de Covid-19. Ils représentent des centaines de milliers d'emplois directs et indirects et sont cruciales au fonctionnement de la première économie du monde.

"Nous allons probablement faire une proposition et leur (les compagnies aériennes) donner des détails, certains détails puissants, durant le week-end", a déclaré le président américain, sans donner de précisions.

"Cela avance vite", a-t-il encore souligné.

Il n'a pas exclu que des discussions directes "avec certaines ou toutes les compagnies aériennes" puissent se tenir dès ce week-end.

"Il s'agira d'une série de mesures acceptables, c'est une très grosse série et très acceptable. Ce sera bon pour le pays et bon pour les compagnies aériennes", a ajouté Donald Trump.

Les compagnies hésitent à recevoir de l'aide publique

Mais, malgré la chute de leurs recettes, les quatre grandes compagnies américaines, American Airlines, United Airlines, Delta Air Lines et Southwest, hésitent à accepter l'aide publique. Elles ne sont pas forcément prêtes à accepter les contreparties que suggère le gouvernement. L'une d'elles prévoit une prise de participation au capital, dont l'ampleur dira si c'est une nationalisation ou pas. Dans tous les cas, cette hypothèse est considérée comme une ligne rouge par les dirigeants des compagnies aériennes, selon des sources industrielles. Car ils redoutent que l'Etat actionnaire ne soit un repoussoir pour les marchés financiers.

Modèles de rentabilité depuis une dizaine d'années, les compagnies aériennes n'ont pas su se constituer un trésor de guerre et ont consacré près de 40 milliards de dollars en rachat d'actions afin de doper leur cours de bourse et choyer leurs actionnaires. Les salariés n'ont pas été oubliés. Les compagnies ont été les plus généreuses du secteur au niveau mondial, en augmentation ou en primes, notamment Delta.

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Commentaires
a écrit le 10/04/2020 à 11:16 :
Ces cies veulent coûte que coûte défendre un modèle financier uniquement orienté sur les intérêts des actionnaires et certains st très exigeants en matière de rentabilité comme les fonds de pension.
Rachats d'actions, dividendes conséquents, un peu pour les salariés et surtout le personnel navigant très mobile, qui fait de la surenchère salariale entre ces cies à couteau tiré qui se disputent le marché intérieur.
Mais reste t il du cash pour maintenir ou conforter l'outil de production ( investissements, marketing, relations clients...)?
Pas sûr, car bcp de services doivent être ss traités ( avions en leasing, maintenance, nettoyage, inspections de sécurité, services à bord...)
Pourtant, la sûreté ne semble pas sacrifiée avec un tel niveau de rentabilité à court terme, puisque les cies US st bien classées sur le plan de la sûreté aérienne et en ts cas bien mieux placées qu'AF. Il faut dire que face à un tel niveau de compétition, la consequence d'un crash doit être catastrophique et particulièrement destructrice de valeur.
Comme quoi, une concurrence exacerbée ds ce secteur semble à posteriori donner de bons résultats.
a écrit le 10/04/2020 à 10:11 :
Sauver les compagnies aériennes, encore faudra t il remplir les avions. En Europe, c'est mal parti, où le "honte de prendre l'avion" prendra (plus qu'aux USA) tout son
sens en plus du problème 737 Max, où il est avéré que la Guerre économique conduit à des dérives sur la sécurité en général et des machines (avions) en particulier.
a écrit le 10/04/2020 à 8:57 :
On se demande pourquoi porter autant d'égard à une activité économique qui a répandu un virus mortel un peu partout dans le monde.

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